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lundi 25 novembre 2013

Sous l'ombre des étoiles - Thomas Geha

Quatrième de couverture :
La guerre entre Salamandres et Humains a pris fin.
À la suite d’une dernière bataille épique, Kee Carson, tireur d'élite à bord du Templier, s’échoue sur une planète insignifiante, Seinbeck.
Resté deux siècles en hibernation, il s'y éveille et apprend qu’Humains et Salamandres, descendants des naufragés, ont fini par s'allier en tribus nomades pour faire face à une menace mutuelle : les indigènes de ce monde.



Mon avis :
J'avais déjà beaucoup aimé La guerre des Chiffonneurs dans le genre Space-Opera, et bien j'ai aussi beaucoup aimé Sous l'ombre des étoiles dans le genre Planet-Opera. C'est d'ailleurs du Planet-Opera plutôt classique où l'on découvre une planète et ses habitants, et c'est ce qui fait le charme de ce livre car Thomas Geha nous emmène sur un rythme plutôt calme et posé, à la découverte de cette planète, de sa flore, de sa faune, de ses habitants, de leurs conflits et de leurs espoirs. Il n'y a donc pas tant d'action que ça, rien à voir avec le rythme trépident de La Guerre des Chiffonneurs, mais pour moi ce fut une constante envie d'en savoir plus, d'en voir plus.

En plus de la découverte de la planète Seinbeck, ce livre est aussi une belle histoire d'amitié, et qui au passage aborde les thèmes de l'acceptation de l'autre, malgré ses différences, de la tolérance.

Côté personnages, j'ai bien aimé Sirval, tout comme j'avais beaucoup aimé Raugri dans La guerre des chiffonneurs. Faut croire que j'ai un faible pour les personnages non humains sortis de la plume de Thomas Geha, et j'ai d'ailleurs regretté de ne pas en savoir plus sur Sirval. C'est pratiquement le seul petit reproche que je peux faire à ce livre, qu'il soit trop court et que du coup les personnages ne soient pas assez creusés, ou du moins qu'on en sache pas assez sur leur passé, comme ce fut le cas dans La guerre des Chiffonneurs.

Je sais, je compare souvent Sous l'ombre des étoiles à La guerre des Chiffonneurs, mais c'est parce qu'ils font partie du même cycle Planètes Pirates, Sous l'ombre des étoiles étant le tome 0 et La guerre des Chiffonneurs étant le tome 1. Mais ils peuvent être lus tout à fait indépendamment, leur point commun c'est qu'ils se passent dans le même univers, un univers que l'auteur épaissi petit à petit, mais ils se passent à des époques différentes.

Bon aller j'arrête de comparer ces deux histoires, qui sont finalement très différentes mais toutes les deux très bien écrites, ce qui prouve que l'auteur a plusieurs cordes à son arc. En tout cas moi je les ai autant aimé l'une que l'autre. Et pour ce qui est de L'ombre sous les étoiles qui est quand même le sujet de ce billet, je ne me suis jamais ennuyée, c'est très varié, plein de découvertes, de surprises et j'espère vraiment que Thomas Geha nous écrira d'autres belles histoires dans cet univers des Planètes Pirates.

Un grand merci à Thomas Geha pour le service presse en epub.

Impression :

Auteur : Thomas Geha (France - 1976)
Editeur : Rivière Blanche
Parution : 2012
Format : poche
Pages : 212

On en parle sur le web :
Un papillon dans la Lune, Lorhkan et les mauvais genres, La Prophétie des ânes

samedi 6 novembre 2010

Le monde vert - Brian Aldiss

Quatrième de couverture :
La Terre se meurt sous la menace du Soleil sur le point d'exploser. A sa surface s'étend une immense jungle peuplée de végétaux qui se sont peu à peu adaptés à cet environnement hostile. Les derniers descendants de l'espèce humaine tentent tant bien que mal d'échapper aux nombreux périls qui les entourent. Gren, un enfant- homme séparé de son clan, part à l'aventure et, en affrontant diverses espèces végétales, le plus souvent mortelles, découvrira certains des secrets de ce nouveau monde, intégralement vert. Classique de la science-fiction, Le Monde Vert nous entraîne dans un futur lointain, étrange et familier à la fois. Un roman couronné par le prix Hugo en 1962 mais qui, à l'heure des dérèglements climatiques annoncés, est toujours d'actualité, tout en réussissant à rester optimiste.

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune d'octobre sur le cercle d'Atuan. C'est le premier livre de Brian Aldiss que je lis, mais pour l'instant je n'ai pas du tout envie d'en lire d'autre. Mon opinion sur 'Le monde vert' a beaucoup changé au fur et à mesure de ma lecture, et malheureusement dans le mauvais sens. Les deux premiers chapitres m'ont assez plu, mais au fur et à mesure des chapitres, je me suis vraiment ennuyée et je me suis forcée à le finir. Ce roman est en fait composé de 5 nouvelles transformées en 5 chapitres et cela se sent car l'histoire n'est pas vraiment homogène.

Le début est plaisant. Ca bouge, l'histoire évolue vite. Mais finalement c'est plutôt une liste de faits, d'évènements, contés tambour battant. C'est d'ailleurs bizarre, ce style. Les évènements sont racontés sans détails, juste des enchainements.

On découvre un monde peuplé de plantes plus dangereuses les unes que les autres, mais j'ai eu beaucoup de mal à me les imaginer. D'habitude je n'aime pas trop les descriptions, mais dans ce livre pour le coup, cela en manque peut être un peu. Dans certains chapitres il y a un peu plus de descriptions des plantes ou des animaux, et plus d'explications sur leur évolution, mais dans d'autres il n'y en a pratiquement pas. Comme je le disais plus haut, ce n'est vraiment pas homogène.

J'ai eu aussi du mal avec la crédibilité de ce monde. D'habitude cela ne me gène pas, mais là pour moi c'était trop. J'aime bien les mondes originaux, mais là c'est parfois du délire. La partie d'actualité citée dans le quatrième de couverture "à l'heure des dérèglements climatiques annoncés", ne m'a même pas interpelé tellement j'ai eu du mal à me représenter ce monde et ses habitants.

Et malheureusement pour finir, je n'ai jamais réussi à m'attacher aux personnages. Ils ne sont vraiment pas assez développés. Je suivais leurs aventures sans vraiment m'inquiéter de leur sort.

Ces nouvelles ont collectivement obtenu le prix Hugo de la meilleure nouvelle courte en 1962, mais j'ai été plutôt déçue et je m'attendais à beaucoup mieux pour un prix Hugo.

Côté positif il y a quand même un monde original, mais pour moi, cela n'a pas suffit à compenser tous les points négatifs cités plus haut, et si cela n'avait pas été pour une lecture commune avec Le Cercle d'Atuan, j'aurais probablement abandonné cette lecture en route.

Impression :

Auteur : Brian Aldiss (1925 - England)
Editeur : Terre de brume
Collection : Poussière d'Etoiles
Parution : juin 2007
Titre original : Hothouse
Parution originale : 1962
Pages : 219

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :



BrizejulienKactusss
LhisbeiTortoiseVert

samedi 13 février 2010

L'homme dans le labyrinthe - Robert Silverberg

Quatrième de couverture :
" Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduit à y chercher refuge. "
Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés.
Aujourd'hui, Ned Rawlins a reçu l'ordre de ramener Muller sur la terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l'a impitoyablement chassé...

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune de janvier 2010 sur le Cercle d'Atuan.

Le livre démarre sur les chapeaux de roue, et ce que j'ai bien aimé c'est que le premier chapitre correspond grosso modo au quatrième de couverture. Donc à la fin de ce chapitre il nous reste encore tout à découvrir. Je dis ça par rapport à certains livres dont le quatrième de couverture représente un tiers du livre, voir plus.

Ce n'est pas du grand space opéra avec des supers vaisseaux qui vont sur de multiples planètes très éloignées, mais j'ai trouvé que ce livre, bien que de la science-fiction, avait un côté réaliste, proche de nous.

C'est le premier Silverberg que je lis et j'aime bien son style. Les descriptions sont claires et bien imagées. Certains lieux sont oppressants, d'autres font rêver et donnent une bouffée d'oxygène.
On découvre petit à petit les personnages. L'auteur nous donne quelques informations, mais pas trop, il nous laisse encore dans le doute. Il y a parfois des flashback bien amenés qui nous permettent de mieux connaître le passé des personnages principaux. Pourtant je n'ai pas réussi à m'attacher à ces personnages.

Au début j'ai beaucoup aimé, la découverte des personnages, du labyrinthe, de la période futuriste de notre planète. Puis petit à petit, je me suis lassée. Vers le milieu du livre cela devient un peu répétitif. Puis cela repart bien avec un peu plus d'action, et le suspens monte petit à petit. Plus on s'approche de la fin, plus cela s'accélère. Cela s'accélère presque trop car je n'ai pas trop aimé la fin, beaucoup trop rapide à mon gout. C'est ce qui m'a laissé un sentiment mitigé sur ce livre. En plus  je ne m'attendais pas du tout à cela. Je pensais qu'il y aurait un peu plus d'action, par exemple pour l'entrée et la découverte du labyrinthe, un peu plus de suspens, de risques pour l'équipe qui doit récupérer Muller. Finalement c'est plutôt un livre sur la nature humaine.

Mais en réfléchissant mieux à mes impression tout au long de ma lecture, je me suis rendu compte que finalement j'ai quand même passé un bon moment.

Impression :

Auteur : Robert Silverberg (1935 - Etats-Unis)
Editeur : J'ai Lu
Collection : Science Fiction
Parution : mai 2009
Titre original :The man in the maze
Parution originale : 1969
Format : poche
Pages : 307

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Daenerys
El Jc
Vert 
Tigger Lilly
Julien

samedi 2 janvier 2010

Des milliards de tapis de cheveux - Andreas Eschbach

Quatrième de couverture :
Quelque part aux confins de l'Empire, sur un monde oublié de tous... une petite planète apparemment anodine. Sauf que, depuis des temps immémoriaux, les hommes s'y livrent à une étrange occupation : tisseurs de père en fils, ils fabriquent des tapis de cheveux destinés à orner le Palais des Étoiles de l'Empereur.
Pourtant, une étrange rumeur circule. On raconte çà et là que l'Empereur n'est plus. Qu'il serait mort, abattu par des rebelles. Mais dans ce cas, à quoi peuvent donc servir ces tapis ? Et qui est cet homme si étrange qui prétend venir d'une lointaine planète ? Lui aussi affirme que l'Empereur est mort...

Mon avis :
Ce roman a obtenu en 1996 le Prix allemand de science-fiction, catégorie meilleur romanen et en 2000 le Prix Bob Morane (Belge) et le Grand Prix de l'Imaginaire du meilleur roman étranger.

J'ai trouvé ce livre très prenant au début, avec une ambiance assez orientale pour un livre de science fiction. Les premiers chapitres nous permettent de découvrir ce monde, ses coutumes, sa religion, ... Moi qui d'habitude n'aime pas trop les introductions qui s'éternisent, j'ai bien aimé celle-ci qui se fait au travers de divers personnages. Les chapitres s'enchainent, sont assez variés et finalement se lisent avec plaisir. Je ne savais pas du tout où allait l'auteur et à la fin de chaque chapitre j'avais envie de lire le suivant pour essayer de savoir.
Finalement les petites histoires s'enchainent jusqu'au dernier chapitre dans lequel l'auteur explique tout. La fin peut paraître tirée par les cheveux, mais quand on y réfléchi, tout se recoupe. Je l'ai cependant trouvé un peu fade. Je sais pas trop pourquoi, je m'attendais à autre chose.

Le déroulement de se récit n'est pas habituel, pas de héros ou d'anti-héros à suivre tout au long de l'histoire. Ce livre décrit plutôt des tranches de vies dans un empire galactique. Cela peut être un défaut pour certains lecteurs de ne pouvoir s'attacher à aucun personnage. Mais cela ne m'a pas trop gêné car il y a toujours un petit élément liant le tout et finalement les évènements se recoupent.

J'ai lu ce livre dans le cadre des lectures commune du Cercle d'Atuan. Au début j'étais ravie que ce livre ait été choisi pour décembre car mon mari l'a beaucoup apprécié. Finalement j'ai trouvé ce livre sympa et je l'ai apprécié, mais moins que lui. Et je ne comprends quand même pas comment il a eu autant de prix.

Impression :

Auteur : Andreas Eschbach (1959 - Allemagne)
Editeur : J'ai Lu
Collection : Science Fiction
Parution : août 2004
Titre original : Die Haarteppichknüpfer
Parution originale : 1995
Format : poche
Pages : 315

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Arutha
El Jc
Iani
Ryuuchan
Tigger Lilly
Zahlya