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mardi 16 octobre 2012

La mélancolie des sirènes par trente mètres de fond - Serge Brussolo

Quatrième de couverture :
Femme scaphandrier, Lize Unke appartient à la brigade de police fluviale chargée d'enquêter sur la catastrophe du métro englouti. Qu'est-il réellement arrivé, ce jour-là, quand le plafond du tunnel a crevé, laissant le fleuve s'engouffrer dans le réseau souterrain pour noyer des kilomètres de galeries, de rames... et des milliers d'usagers ?
Bien des années ont passé depuis le drame, mais l'énigme reste entière. On parle de survivants, prisonniers de poches d'air. Des survivants qui connaîtraient la vérité... mais que personne ne semble pressé de ramener à la surface.
La solution du mystère est là, quelque part dans le labyrinthe des tunnels inondés. Lize, qui a perdu sa jeune sœur dans la catastrophe, s'est donné pour mission de faire la lumière sur cette étrange histoire. Décision imprudente s'il en est, car quoi de plus vulnérable qu'un scaphandrier perdu sous les eaux !
Dans la lignée du Chien de minuit et du Sourire noir, un thriller aux images hallucinantes.

Mon avis :
Pourquoi ce livre ? Et bien parce que cela faisait plusieurs fois que j'en entendais parler, parce que je n'avais jamais rien lu de Serge Brussolo, parce que le titre m'intriguait, parce ce que la couverture m'attirait pour son côté plongée sous marine et pour finir parce que je n'ai pas pu résister au quatrième de couverture. Bref que de bonnes raisons pour passer un bon moment. Et je n'ai pas été déçue. Certes ce n'est pas vraiment de la plongée sous marine, ou du moins en scaphandre autonome, puisqu'il s'agit ici de scaphandriers pieds-lourds. Mais cela n'empêche pas certaines scènes sous l'eau d'être très stressantes, limite suffocantes par moment. Et peut-être même plus avec des scaphandriers que seul leur tuyau d'air relie à la vie.

Bien que ce livre soit classé en science-fiction, il n'est nullement question de vaisseaux spatiaux et il ne se passe pas dans l'espace, bien que l'atmosphère soit parfois tout aussi irrespirable. Cela se passe en fait sur Terre dans une ville aux noms de rues et de stations de métro à consonance allemande. Du coup ce décor presque familier donne à certaines visions de cauchemar de ce roman, un côté réel qui fait froid dans le dos. Que ce passerait-il à Paris si le plafond d'une station de métro qui passe sous la Seine s'écroulait ? Que ce passerait-il si la Seine envahissait les stations du métro parisien ? Bon bien sur, une partie de l'histoire peut paraître irréaliste, et c'est là que le côté science fiction entre en scène.

Un petit livre très court mais très prenant et qui se lit presque d'une traite. En plus c'est un one-shot et cela fait du bien de temps en temps. C'est le premier livre de Serge Brussolo que je lis, mais surement pas le dernier. J'ai beaucoup aimé sa façon de vous mettre dans l'ambiance, de vous sentir étouffer dans certaines scènes, de faire monter l'angoisse petit à petit. Les phases sous l'eau sont très bien retranscrites et je soupçonne que cet auteur fait lui même de la plongée sous marine.
En tout cas, difficile d'en parler plus sans trop en dire, mais je me suis vraiment régalée.

Impression :
Lu : du 20 au 27 août 2012

Auteur : Serge Brussolo (France - 1951)
Editeur : Le Livre de Poche
Parution : janvier 2006
Format : poche
Pages : 284