A la tête d'une déroutante procession - la reine Kettricken, la propre femme de Vérité et le dernier espoir de voir la lignée de Loinvoyants se perpétuer, la mystérieuse Caudron, Astérie la ménestrelle et le Fou -, Fitz poursuit son chemin sur la voie magique. Une quête toujours plus ardue car incessante est la traque menée par Royal, son ennemi juré, et ses meilleurs artiseurs et soldats d'élite, pour les retrouver et les tuer.
Encore une fois, je n'ai pas mis le quatrième de couverture complet, car j'ai trouvé qu'il en révélait trop.
Mon avis :
Et bien voilà, j'ai fini le premier cycle de l'Assassin Royal, après l'avoir abandonné pendant 5 ans. Pourquoi j'avais abandonné, je ne m'en souviens pas vraiment, probablement par lassitude. En tout cas je suis vraiment ravie d'avoir repris ce cycle et de l'avoir enfin fini.
Pour parler d'abord plus particulièrement de ce tome, j'ai trouvé le début très très lent. L'équipe continue son périple, on fait quelques découvertes, mais rien de vraiment palpitant. Je commençais vraiment à craindre que ce tome allait trainer en longueur et que l'auteur allait nous expédier la fin en quelques pages. Vers le milieu de ce tome, il se passe un évènement qui relance un peu les choses mais là j'ai craint une fin trop simple et sans saveur.
Finalement la fin est bien. Certains passages sont poignants et un dernier chapitre façon prologue nous donne des nouvelles rapides des personnages que nous avons suivi tout au long de cette saga. Mais je regrette quand même que de ne pas avoir plus de détails sur certaines parties. Je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler.
Pour revenir sur ce premier cycle de l'Assassin Royal, ce que je retiendrai c'est tout d'abord le style de Robin Hobb que j'apprécie beaucoup. Le fait quelle écrive à la première personne, nous fait vivre les aventures de Fitz de l'intérieur, et l'on s'attache vraiment à ce bâtard au Vif. Alors certes parfois il m'ait arrivé d'avoir envie de le secouer, ou de me dire qu'il n'était vraiment pas doué. Mais d'un autre côté c'est un héros qui n'est pas forcément intrépide et glorieux. Il subit les évènements plus qu'il ne les provoque. Il ne s'en sort pas toujours facilement, il est souvent blessé ou malade, mais c'est aussi ce qui fait son charme. Ce n'est pas le héros qui va sauver le monde et qui le crie partout. Il fait juste de son mieux pour s'en sortir et remplir son rôle de d'assassin royal.
J'ai bien aimé aussi le monde qu'a créée Robin Hobb et la façon dont elle a nommé les lieux et surtout les gens, un nom qui reflète un trait de leur personnalité.
J'ai apprécié aussi les deux types de magie qu'elle a créé, l'Art et le Vif. Ces magies sont plutôt originales et surtout ne confèrent pas des pouvoirs illimités qui résolvent tout comme dans certains livres. L'Art est dangereux, pas facile à utiliser et peut même se retourner contre son utilisateur. Le Vif est considéré comme une magie vile et pervertie, et les gens qui ont le Vif doivent le cacher.
Je ne peux pas vraiment vous dire si j'ai préféré tel ou tel tome, car ayant abandonné cette série depuis 2006, je ne me rappelle pas des premiers tomes dans le détail. Mais j'ai quand même l'impression que les premiers tomes étaient plus intenses et plus riches. Peut être aussi parce qu'il y avait la découverte de ce monde et des personnages. En tout cas je garde globalement un excellent souvenir de cette série, et je lirai sans faute Les aventuriers de la mer d'ici quelques mois.

Avec ce tome je fini une première série, ou du moins le 1er cycle de l'Assassin Royal pour mon challenge Fin de séries.
Et puis je vais le compter pour mon challenge Magie & Sorcellerie Littéraire pour essayer d'atteindre
le niveau Magicien confirmé (5 livres et plus). Impression :
Auteur : Robin Hobb (Etats-Unis - 1952)
Editeur : J'ai Lu
Collection : Fantasy
Parution : janvier 2003
Titre original : Assassin's Quest
Parution originale : 1997
Format : poche
Pages : 381
le niveau Sorcier diplômé (3 à 4 livres).