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jeudi 13 décembre 2012

American Gods - Neil Gaiman

Quatrième de couverture :
A peine sortie de prison, Ombre apprend que sa femme et son meilleur ami viennent de mourrir dans un accident de voiture et qu'ils étaient amants. Seul et désemparé, il accepte de travailler pour un mystérieux individu qui se fait appeler Voyageur. Entraîné dans une aventure où ceux qu'il rencontre semblent en savoir plus sur ses origines que lui-même, Ombre va découvrir que son rôle dans les desseins de l'énigmatique Voyageur est bien plus dangereux qu'il aurait pu l'imaginer.
Car alors que menace un orage d'apocalypse, se prépare une guerre sans merci entre les anciens dieux saxons des premiers migrants, passés à la prospérité sous les traits de super-héros de comics, et les nouveaux dieux barbares de la technologie et du consumérisme qui prospèrent aujourd'hui en Amérique...

Mon avis :
J'ai lu ce livre dans la cadre de la lecture commune du mois de novembre sur le Cercle d'Atuan.
J'ai longtemps hésité à écrire ce billet car je suis probablement une des seules à ne pas avoir apprécié ce livre. Comme c'est quand même un grand classique que beaucoup de lecteurs/lectrices adorent, je vais peut être me faire lynché, mais tant pis, j'ai quand même voulu écrire ce que je ressentais, essayer d'expliquer pourquoi je n'ai pas tellement apprécié de roman.

C'est le premier livre pour adulte de Neil Gaiman que je lis. Je dis pour adulte car j'ai déjà lu L'étrange vie de Nobody Owens et Coraline. Au début j'ai plutôt bien aimé. L'histoire était rocambolesque mais elle était suffisamment étrange pour être intrigante. Et puis le style de l'auteur est toujours aussi agréable à lire. Malheureusement après avoir lu le premier quart, j'ai eu beaucoup de mal à lire le deuxième quart et j'ai fini par abandonner à la moitié.

Il faut bien avouer que cette histoire ne me passionnait pas. J'aimais bien certains passages mais pas suffisamment pour me motiver à lire la suite. Le reste du temps je trouvais ça longuet. La première moitié est une sorte de road-trip, et quand Vert m'a confirmé que le reste du livre était du même genre, je n'ai pas eu le courage de continuer. Alors certes il y a une ambiance, une atmosphère, mais franchement je trouve que ça n'avance pas. Peut être simplement n'est ce pas la bonne période pour moi pour lire ce livre. En ce moment j'ai envie de lectures courtes, qui avancent, qui bougent, alors forcément là je suis plutôt mal tombée. Je ne dis pas que je ne retenterai pas un jour, au moins maintenant je sais à quoi m'attendre, mais là j'ai beaucoup trop d'autres livres dans ma PAL qui me tendent les bras.

Je vais quand même compter ce livre pour mon challenge Chefs d'oeuvre de la SFFF et avec lui ainsi cloturer ce challenge avec dix livres lu et donc le niveau Michael Moorcock atteint.

Impression :

Auteur : Neil Gaiman (Angleterre - 1960)
Editeur : Au Diable Vauvert
Parution : juin 2002
Titre original : American Gods
Parution originale : 2001
Pages : 692

Les Atuaniens en parlent : Vert, Julien, Lorhkan

mercredi 5 décembre 2012

Krine, tome 2 : L'affaire Jonathan Harker - Stéphane Tamaillon

Quatrième de couverture :
Londres, 1890. Le détective Hector Krine est engagé par Abraham Stoker, l'administrateur du plus grand théâtre de la ville, pour enquêter sur des vols mystérieux commis durant les
représentations. Mais l'affaire ne s'annonce pas de tout repos. Au cours de ses investigations, Krine va croiser l'homme invisible, des vampires, déjouer un attentat contre la reine et faire face à une révolte des Grouillants. Le deuxième volet, plus steampunk que jamais, des enquêtes d'Hector Krine.

Mon avis :
Ce coup-ci Stéphane Tamaillon revisite le mythe des vampires. Normal me direz vous avec un titre pareil. Je rappelle que Jonathan Harker est le clerc de notaire qui se rend chez le comte Dracula dans le roman Dracula de Bram Stoker. Comme dans le premier tome, il y a de nombreuses allusions à différentes oeuvres de la littérature ou du cinéma, et c'est assez marrant de les chercher. Il y a par exemple l'homme invisible de H.G. Wells ou le Dr Jekyll de Robert Louis Stevenson. La présence de ces deux personnages m'a aussi fait penser à La ligue des gentlemen extraordinaires, surtout que les descriptions de Stéphane Tamaillon sont assez similaires aux personnages du film. Au final tout est expliqué dans "Dans les coulisses de Krine 2ème partie" qui se trouve à la fin du roman. Cette sorte de "Making of" est, comme la dernière fois, très intéressant. Cela nous permet à la fois de comprendre ce qui a inspiré l'auteur et qu'il a reporté dans son roman, cela nous permet de voir si les lieux ou les personnages du roman sont réels ou non, et cela nous donne même des idées de livres à lire ou de film à voir.

Pour en revenir au roman proprement dit, on retrouve les personnages du premier tome. Krine bien sur, mais aussi son fils, en pleine crise d'adolescence et qui donne du fil à retordre à son père. Enfin du moins au début du roman, car petit à petit ces difficultés relationnelles, qui servent surtout à mettre en place divers autres personnages, sont oubliées pour laisser place à l'enquête de Krine. J'ai trouvé cette enquête plus aboutie que dans le premier tome. On se rapproche d'une enquête policière avec l'interrogation de témoins qui guide Krine petit à petit. L'énigme est plus prenante, il y a plus de rebondissements. Bref j'ai légèrement préféré ce second tome.

Le quatrième de couverture annonce un roman "plus steampunk que jamais" et c'est vrai. Au travers de courses poursuites on découvre beaucoup plus Londres avec ses autocab, sorte de fiacre à vapeur, ou ses rails suspendu pour le métro
aérien, le locotube. On croise aussi à plusieurs reprises des automates, cochers ou serviteurs. On retrouve le côté victorien, déjà parce que l'histoire se passe en 1890, mais cela est amplifié par la présence de la reine Victoria dans l'histoire et la révolte des grouillants qui gronde.
Cela fait un moment que je n'ai pas lu de steampunk et que je n'ai pas rajouté une entrée au défi Steampunk, alors je vais en profiter.

Les autres tomes
  1. Les pilleurs de cercueils

Impression :
Lu : du 14 au 20 novembre 2012

Auteur : Stéphane Tamaillon (France- 1970)
Editeur : Gründ
Parution : octobre 2011
Format : grand format
Pages : 314

samedi 28 juillet 2012

Instinct tome 1 de Vincent Villeminot

Quatrième de couverture :
Tim ne garde qu'un souvenir troublant de l'accident. Quand il a repris conscience, il était une bête féroce, avide de chasse et de sang. A-t-il rêvé ? Ce n'est pas l'avis du professeur McIntyre, psychiatre singulier, qui l'emmène dans son institut de recherche où vivent d'autres initiés, tous sujets à des métamorphoses animales. C'est là que Tim rencontre Shariff et surtout Flora, une jeune fille séduisante et insaisissable...

Mon avis :
J'ai découvert ce livre chez Phooka, sur Book en stock, et je dois dire que sa chronique et le pitch m'ont tout de suite donné envie de le lire.

Je ne pense pas trop en dévoiler en parlant des métamorphoses animales, car on est quand même fixé sur ce point dans le quatrième de couverture et très rapidement dans l'histoire. Un point plutôt original, c'est que certains personnages sont des garous, mais pas des loups-garous. Ils se transforment en animaux mais pas en loup. Et je dois avouer que pour certaines transformations, il fallait oser. Cela peut paraitre d'ailleurs trop irréaliste pour certains lecteurs, mais il ne faut pas oublier que c'est de la lecture jeunesse. La spécificité des transformations apporte parfois de l'humour, parfois des situations très prenantes. En tout cas même si c'est parfois un peu invraisemblable, je me suis laissée emporter comme une ado.

Le rythme est plutôt rapide et l'écriture est dynamique. Les personnages sont pas mal fouillés pour de la lecture jeunesse, on apprend à les connaitre petit à petit et on découvre que parfois sous la première impression se cache autre chose. Leurs réactions sont réalistes avec des réactions d'enfant ou d'adolescent. Ils vont connaître l'amitié, la méfiance, le doute, la peur ou la colère. On suit trois personnages Tim, Flora et Shariff et les points de vue passent d'un personnage à l'autre.

La dernière partie est écrite façon thriller avec des chapitres très courts qui commencent chaque fois par la date et l'heure. Ce style donne une fin très prenante et on ne lâche plus le livre pour les derniers chapitres.

Bon ben je continue à attaquer de nouvelles séries, mais celle-ci n'est qu'une trilogie.

Impression :

Auteur : Vincent Villeminot (France)
Editeur : Fernand Nathan
Collection : Blast
Parution : avril 2011
Format : moyen format
Pages : 380

On en parle sur le web :
Book en stock, La P(ile) A L(ire) d'Heclea, Lectures Trollesques

CITRIQ

samedi 29 octobre 2011

Louisiana breakdown - Lucius Shepard

Quatrième de couverture :
C'est bien connu, les bluesmen n'ont que des emmerdes, et Jack Mustaine ne déroge pas à la règle. Peu avant d'arriver à La Nouvelle-Orléans, où il était censé se produire, sa décapotable vintage tombe en rade dans un trou paumé au milieu du grand nulle part moite de la Louisiane. Un endroit qui porte néanmoins un nom : Graal, où la vie s'écoule lentement, chargée d'une magie immémoriale. Sur fond de slide guitar, Jack rencontre des personnages étranges, tombe amoureux, s'enfonce toujours plus loin dans d'insondables mystères. Quelle vérité se cache au coeur des bayous ? Écoutez la légende de Jack Mustaine et vous le saurez... peut-être.

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune du mois d'octobre 2011 sur le Cercle d'Atuan. Si cela n'avait été pour cette lecture commune, je n'aurais probablement jamais ouvert ce livre, car finalement l'histoire ne m'attirait pas particulièrement. Mais comme en octobre je suis partie en Floride, je me suis dit, tiens je serai dans l'ambiance.
Bon d'accord la Floride ce n'est pas la Louisiane, mais ce n'est pas si loin. Cette maison ne vous fait-elle pas pensé tout de même un peu à la Louisiane ? Et puis surtout on y retrouve la même ambiance chaude et humide, la même végétation luxuriante.
Quand je lisais ce genre de passages je n'avais aucun mal à me mettre dans l'ambiance du livre :
"Plus haut, des quiscales et des geais caquetaient dans la cime des chênes; des grillons stridulaient ici et là et le coassement rauques et incessants des grenouilles se mêlaient pour créer un bruit comparable à celui d'un crachin simulé sur un synthétiseur électronique. L'atmosphère moite était chargée d'une odeur d'eau croupie et d'humus. <...> Au bout de quelques minutes, il aperçut une baraque sur une bande de terre qui avançait dans l'eau noirâtre d'un marais parsemé de cyprès chauves;" (cliquez sur la photo)

C'est finalement l'ambiance le principal attrait de ce livre, et je pense que si je l'avais lu dans les transports en commun Parisien, et pas en Floride, je l'aurais trouvé sans grand intérêt. Cette ambiance est vraiment très bien rendue, mais il ne se passe finalement pas grand chose et l'on peut le résumer en quelques lignes. En plus je n'ai pas vraiment réussi à m'attacher aux personnages. Je n'arrivais pas vraiment à cerner Vida qui semble parfois un peu folle. J'ai juste parfois un peu plein ce pauvre Jack Mustaine. Le style est très agréable à lire, mais heureusement que ce livre n'était pas plus long, sinon je pense que je n'aurais pas réussi à le finir. Décidément, je crois que je n'accroche pas trop aux histoires fantastiques de ce genre, où l'on ne sait pas trop ce qui est rêve ou réalité.

Impression :

Auteur : Lucius Shepard (Etats-Unis - 1947)
Editeur : J'ai Lu
Collection : Fantastique
Parution : novembre 2009
Parution originale : 2003
Format : poche
Pages : 190

Les Atuaniens en parlent :
RoseVert

dimanche 7 août 2011

Krine, tome 1 : Les pilleurs de cercueils - Stéphane Tamaillon

Quatrième de couverture :
Londres, 1889. Le détective privé Hector Krine est chargé d’élucider une mystérieuse histoire de vols de cadavres. Son enquête le mène jusqu’au cœur des quartiers populaires de la capitale anglaise, où s’entassent les miséreux et les Grouillants, des créatures surnaturelles débarquées des quatre coins de l’Europe, fuyant les persécutions.
Quand la nécromancienne Hécate, son amour de jeunesse, est assassinée, l’affaire prend pour Krine une tournure très personnelle. Qui est vraiment Matthew ? Que lui veulent cette meute de loups-garous et cet étrange colosse coiffé d’un chapeau melon ? Quels liens les unissent aux pilleurs de cercueils ? Pour le découvrir, Krine va devoir se confronter à son passé et accepter ses origines…
Les pilleurs de cercueils est le premier volet des enquêtes d’Hector Krine.

« Les dents serrées, Krine rangea son arme. Couché sur une dalle, entre deux bouquets d’épineux, un grand lion de marbre lui adressait un regard contrit. Le détective baissa les yeux. Il avait horreur de la défaite. »

Mon avis :
Je ne sais plus trop comment j'ai découvert ce livre. Je crois que la couverture m'a attiré l'oeil. Et puis je me rappelais qu'il avait été sélectionné pour les Futuriales 2011. Bref quand je l'ai vu à la bibliothèque je me suis jetée dessus et je ne le regrette vraiment pas, car j'ai passé un petit moment de lecture très agréable.

Ce livre démarre sur les chapeaux de roues. Après un petit prologue se passant en Ukraine 28 ans avant l'histoire principale, on se retrouve à Londres en 1889 dans une course poursuite qui vous met dans l'ambiance.
Ambiance Steampunk tout d'abord avec des autocabs sans chevaux, dont un épais nuage de fumée s'échappe des chaudières, et conduits par des automates en tenue de cocher. Le côté Steampunk n'est pas très développé, mais pourtant il est bien présent, avec une histoire qui se passe en 1889, des machines à vapeur et des automates, et une lutte des classes entre grouillants et humains. Je ne m'attendais pas du tout à ce soupçon de Steampunk et ce fut pour moi une très agréable surprise. En plus cela me permet de le compter pour mon défi Steampunk.

Passé le prologue, on trouve aussi une ambiance très Londonienne avec l'avenue Picadilly et l'apparition d'un bobby dès le premier chapitre.

Ce premier chapitre nous fait découvrir les Grouillants, des créatures surnaturelles diverses et variées, ayant chacun des pouvoirs particuliers, et dont nous allons rencontrer de nombreux membres, au fur et à mesure des chapitres. Ils se retrouvent à Londres pour trouver du travail, mais ils sont très mal acceptés, et même parfois persécutés par les humains. Ils s'amassent donc dans l'East End, avec tous les miséreux et les exclus.

Le premier chapitre nous permet aussi de rencontrer Krine, le détective privé, héros de cette histoire. Ce personnage très attachant reste tout de même mystérieux. Même si on fait sa connaissance petit à petit dans ce tome, je pense qu'il nous reste encore beaucoup à découvrir dans les tomes suivants.

J'ai été d'entrée happée par ce livre. Les évènements s'enchainent et le rythme reste très soutenu. Les combats ou les courses poursuites sont bien décrits et la tension monte. L'intrigue est bien menée avec des fausses pistes et des rebondissements. Des références très diverses comme le Sphinx, Docteur Jekyll, Sherlock Holmes, et j'en passe, amusent le lecteur. D'ailleurs une Postface très intéressante aborde les coulisses de ce livre et revient sur ces références. Bref, une très bonne lecture jeunesse. Décidément, après Fedeylins, c'est le deuxième livre de chez Gründ que j'apprécie beaucoup.

En tout cas, voici encore une série que je vais suivre. Vivement la sortie du tome 2, L'affaire Jonathan Harker, car l'épilogue du tome 1 lance une nouvelle intrigue. J'ai vu sur le site de l'auteur qu'il sortira le 1er octobre 2011.

Impression :

Auteur : Stéphane Tamaillon (France- 1970)
Editeur : Gründ
Parution : septembre 2010
Format : grand format
Pages : 284

On en parle sur le web :
Une interview de l'auteur chez Uchronie.com

jeudi 23 décembre 2010

L'étrange cas du Dr Jekyll et de M. Hyde - Robert Louis Stevenson

Quatrième de couverture :
La ruelle est sombre, la silhouette furtive, l'homme pressé. Une fillette, par mégarde, le heurte. Et l'irréparable se produit : l'homme la jette à terre, la piétine et s'éloigne, sans cesser de sourire... Hélas, on ne compte plus à Londres les épouvantables crimes de l'étrange Mr Hyde. Étrange ? Plutôt diabolique, songe le brave notaire Utterson. Et quel sinistre lien unit son ami, le pauvre Dr Jekyll, à cet individu dont la seule vue fait frémir ? Car si jamais visage a porté l'empreinte de Satan, c'est bien celui de Mr Hyde...

Mon avis :
J'ai choisi ce livre pour essayer de remplir mon Big Challenge Livraddict 2010 et je dois honteusement avouer que je l'ai choisi car c'était le plus court. La seconde raison de mon choix est que j'ai pu le lire sur mon ebook reader. Ce livre est en effet disponible gratuitement sur http://www.ebooksgratuits.com/ dans différents formats. Je dois aussi admettre que je ne savais que Robert Louis Stevenson était l'auteur de l'histoire originale, car de la bibliographie de Stevenson, je ne connaissais que L'île au trésor.

Je ne me rappelle pas avoir vu un des nombreux films se rapportant au Dr Jekyll et à Mr Hyde et pourtant je connaissais quand même les personnages. Je n'ai donc pas vraiment été surprise par le lien qui les unis. J'ai plutôt été surprise par le point de vu de l'histoire. C'est en fait le notaire Gabriel Utterson qui raconte l'histoire et l'on n'a pas le point de vu du Dr Jekyll ou de M. Hyde, on ne sait pas vraiment ce qu'ils ressentent au cours de leurs mésaventures. C'est le seul reproche que je ferais à cette nouvelle. Car l'enquête que mène Maître Utterson, est bien menée, sur un bon rythme, et le suspens monte petit à petit. En plus ne connaissant pas précisément la fin de l'histoire, j'ai apprécié de découvrir l'oeuvre originale.

J'ai trouvé la période victorienne très bien décrite. Les ambiances de différentes saisons et de différents quartiers de Londres sont très bien retranscrites et l'on s'imagine aisément promener dans les rues londoniennes parmi les habitants de la classe ouvrière ou les gentlemen en haut de forme. Voici un petit passage :

C’était une vraie nuit de mars, tempétueuse et froide ; un pâle croissant de lune, couché sur le dos comme si le vent l’eût culbuté, luisait sous un tissu diaphane et léger de fuyantes effilochures nuageuses. Le vent coupait presque la parole et sa flagellation mettait le sang au visage.

Bien sur on ne peut plus vraiment considérer cette histoire comme de l'horreur, comparé aux productions actuelles dans ce domaine. Par contre la réflexion sur l'ange et le démon qu'il y a en chacun de nous, est assez intéressante. Est-il possible pour un homme de rester humain sans sa bonne et sa mauvaise part ? Les deux parts ne sont-elles pas nécessaires pour s'équilibrer ? Cette histoire apporte des débuts de réponse.
J'ai finalement bien apprécié cette petite lecture rapide, qui malgré qu'elle ait été écrite en 1886, n'a pas trop mal vieilli.

Avec ce livre je conclu donc mon Big Challenge Livraddict 2010

Impression :

Auteur : Robert Louis Stevenson (Ecosse - 1850)
Parution : janvier 1886
Titre original : Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde
Format : ebook format epub
Pages : 86

On en parle sur le web :
La P(ile) A L(ire) d'HecleaImaginelf

samedi 18 décembre 2010

Bloodsilver - Wayne Barrow

Quatrième de couverture :
1691 : un bateau transportant de mystérieux passagers aborde la côte est du continent nord-américain. Les vampires viennent de débarquer de la vieille Europe. Ils forment bientôt le Convoi, longue colonne de chariots recouverts de plaques de plomb, et se lancent à la conquête de l'Ouest, anticipant le trajet du chemin de fer dans une lente et implacable progression...

1692 : à Salem, une poignée d'hommes impi­toyables fonde la confrérie des Chasseurs, bien décidés à stopper l'avancée du Convoi et à en découdre avec les créatures des ténèbres.
De Fort Alamo aux territoires sioux, de Wounded Knee à Silver City, les hommes du Nouveau Monde, Billy the Kid, les frères Dalton ou encore Doc Holliday mêlent le sang à l'argent, luttant sans merci contre les vampires, ou formant avec eux d'improbables alliances...

LE NOUVEAU MONDE N'A PAS DE NOM POUR EUX, ET POURTANT ILS SONT EN AMÉRIQUE. L'AUTRE CONQUÊTE DE L'OUEST A COMMENCÉ.

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture du mois de novembre sur le cercle d'Atuan. Ou peut être devrais je dire, j'ai commencé ce livre, car en fait, je ne l'ai pas fini. J'en ai lu un peu plus de la moitié puis j'ai abandonné.

Lorsque ce livre a été choisi, j'étais assez intéressée. Un mélange de western et de vampires, qui sont deux sujets que j'aime bien, ce livre ne pouvait que me plaire. Et pourtant je n'ai pas accroché. Je pense que c'est principalement du à l'écriture sous forme de nouvelles qui m'a beaucoup surprise. Ce livre n'est pas référencé comme un recueil de nouvelles, et pourtant, chaque chapitre se passant à une période différente, et ces périodes s'étalant de 1691 à 1917, on peut considéré chaque chapitre comme une nouvelle. Dans chaque chapitre on découvre et on suit de nouveaux personnages à une nouvelle période de l'histoire des Etats-Unis d'Amérique. Je pense que c'est la principale cause de mon abandon. Il me manquait un personnage que l'on puisse suivre tout au long du roman.

Le style n'est pas en cause. Les auteurs, car en fait Wayne Barrow est le pseudonyme des deux écrivains Johan Heliot et Xavier Mauméjean, ont su créer une ambiance à la fois western et fantastique, parfois oppressante avec la présence des vampire. C'était intéressant de suivre les aventures de personnages célèbres de l'histoire américaine, comme Billy the Kid ou Doc Holliday, dans un contexte légèrement différent à cause de la présence des vampires. Certes c'est assez original, mais à la fin de chaque nouvelle, j'avais du mal à me plongé dans la suivante, et un jour, je n'ai pas réussi à commencé la suivante, ayant trop de lectures en attente qui m'attiraient plus.

Mais n'hésitez pas à lire les avis des autres membres du cercle d'Atuan, car la plupart ont beaucoup plus apprécié cette lecture que moi.

Impression :

Auteur : Johan Heliot (France - 1970) et Xavier Mauméjean (France - 1963)
Editeur : Mnémos
Collection : Icares
Parution : novembre 2006
Format : broché
Pages : 330

On en parle sur le web :
BartimeusjulienKactusss
OlyaShayaTortoise
Vert

vendredi 2 juillet 2010

Riverdream - George R.R. Martin

Quatrième de couverture :
1857, sud des Etats-Unis. Abner Marsh, autrefois à la tête d'une compagnie navale prospère, ne possède plus que sa réputation d'excellent capitaine. Un soir, à Saint Louis, il reçoit une étrange proposition : Joshua York, un inconnu au teint pâle, lui offre la somme suffisante pour construire le bateau de ses rêves, à la condition de le prendre comme associé et d'accepter ses amis à son bord. Le rêve d'Abner devient réalité : le Rêve de Fevre surpasse en splendeur et en rapidité tous les autres bateaux à vapeur sur le Mississippi. Le voyage sur le Grand Fleuve commence, mais d'étranges rumeurs se répandent parmi l'équipage. Car Joshua et ses amis fuient la lumière du jour...

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune du mois de juin sur le cercle d'Atuan et lire un roman après deux recueils de nouvelles, ça fait du bien

Cette histoire se passe principalement sur le Mississippi ou dans les villes et plantations le long du Mississippi, du coup l'ambiance qui s'en dégage m'a beaucoup plus. Cependant j'ai regretté qu'il n'y ait pas une carte dans le livre pour mieux suivre les évolutions des bateaux ou des personnages. Ce roman aborde des thèmes importants de la vie aux États-Unis en 1857, notamment l'esclavagisme. Il nous fait aussi découvrir un mode de locomotion aujourd'hui disparu, les bateaux à aube. On découvre les métiers essentiels au bon fonctionnement du bateau comme le capitaine, le pilote, le mécanicien, les chauffeurs, le commissaire ou les débardeurs. On comprend mieux le rythme de vie sur ces bateaux avec le chargement et déchargement du fret et des passagers, avec le ravitaillement en bois, etc... Bref ce livre se déroule dans une période et une région très originale qui rien que pour ça mérite d'être lu.

Au début le rythme est un peu lent, mais cela ne m'a pas trop gêné. L'histoire se met en place. Mais après l'action et les révélations s'intensifient et je n'ai plus lâché ce livre. J'ai bien aimé une méthode utilisée par George R.R. Martin pour maintenir le suspens, qui consiste à suivre un même personnage sur plusieurs chapitres sans que l'on sache ce qui se passe pour les autres personnages. Plus tard le premier personnage, et donc le lecteur, apprend ce qui s'est passé parce que quelqu'un lui raconte, un peu comme dans un livre à la première personne. Je n'ai pas lu la saga du Trône de Fer du même auteur, donc je ne sais pas s'il est coutumier du fait, mais en tout cas j'ai trouvé ce procédé très bien adapté à ce genre de récit.

Côté vampire George Martin dépoussière un peu le mythe en enlevant certains traits qui caractérisent d'habitude les vampires, mais en gardant l'essentiel. On est loin des gentils et beaux vampires à la Twilight, et ça fait plaisir.
Les caractéristiques des personnages principaux sont bien développées, aussi bien au niveau tempérament qu'apparence physique. Abner par exemple n'a rien d'un héros, il est gros et moche, presque sans un sous, et pourtant tout au long de ce livre, le lecteur va apprendre à mieux le connaitre, et personnellement j'ai fini par beaucoup l'apprécier.

J'ai beaucoup aimé cette lecture, principalement pour son univers des bateaux à aubes et pour ses personnages. Ce n'est pas un coup de coeur, mais presque.

Impression :

Auteur : George R.R. Martin (1948 - Etats-Unis)
Editeur : Mnemos
Collection : Icares
Parution : octobre 2005
Titre original : Fevre Dream
Parution originale : 1983
Format : broché
Pages : 439

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Olya
Tortoise
Vert

mardi 15 juin 2010

Serpentine - Mélanie Fazi

Quatrième de couverture :
Une boutique de tatouage où l'on emploie des encres un peu spéciales.
Une aire d'autoroute qui devient un refuge à la nuit tombée.
Une ligne de métro où l'on fait d'étranges rencontres.
Un restaurant grec dont la patronne se nomme Circé.
Une maison italienne où deux enfants croisent un esprit familier.
Tels sont les décors du quotidien où prennent racine ces dix histoires. Dix étapes, et autant de façades rassurantes au premier abord... mais qui s'ouvrent bientôt sur des zones troubles. Car les lieux les plus familiers dissimulent souvent des failles, écho de ces fêlures que l'on porte en soi. Il suffit de si peu, parfois, pour que tout bascule.

Mon avis :
Ce livre a été choisi pour la lecture du mois de mai sur le Cercle d'Atuan. Moi qui n'aime pas trop les nouvelles, c'est le second recueil de nouvelles qu'on lit d'affilé. Je n'étais donc pas trop motivée, et pourtant au final j'ai passé un bon moment de lecture. Il faut dire que la première nouvelle, nommée comme le livre, Serpentine, m'a beaucoup plu. Je la placerais d'ailleurs dans un trio de tête avec Le faiseur de pluie et Ghost Town Blues. En rentrant un tout petit peu plus dans le détail, j'ai trouvé Serpentine très originale avec sa plongée dans le monde des tatoueurs. Le faiseur de pluie fut pour moi un gros coup de nostalgie car elle m'a rappelé mes vacances chez ma grand mère. J'ai vraiment dévoré cette nouvelle, mais pour le côté plongeon dans mes souvenirs d'enfance. Et Ghost Town Blues m'a plu car elle se passe dans un monde de Far West, univers que j'aime bien en film, mais que je n'avais jamais parcouru en lecture.
Je mettrai dans un deuxième trio Nous reprendrons la route, Mémoires des herbes aromatiques et Petit théatre rame. A cause de Nous reprendrons la route, je ne verrai jamais plus une aire d'autoroute de nuit de la même façon. Mémoire des herbes aromatique a un rapport entre notre monde moderne et la mythologie très original. Et Petit théatre rame vous immerge dans un décor qui pour moi est maintenant familier : le métro.
J'ai moins aimé Elégie, Rêves de cendre et Le passeur, peut être pour leur sujet fleurtant avec la folie. Et pour finir, je me suis ennuyée avec Maltilda, malgré l'ambiance des concerts très bien retranscrite au début.

Le côté fantastique de ce recueil a probablement aussi contribué à mon plaisir de lecture, car c'est un style que je ne lis pas souvent, cela m'a donc changé de l'ordinaire. Les décors du quotidiens très bien retranscrits, rendent ces nouvelles très intrigantes. Je me demandais souvent où le côté fantastique allait apparaître dans ces décors très familiers. J'ai donc finalement bien apprécié ce livre, mais je pense que je vais quand même faire une pause sur les recueils de nouvelles

Impression :

Auteur : Mélanie Fazi (1976 - France)
Editeur : Bragelonne
Collection : L'Ombre
Parution : février 2008
Pages : 385

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Acr0El JcLelf
OlyaTigger LillyTortoise
Vert

samedi 13 mars 2010

Dracula - Bram Stoker

image trouvée sur
le site nooSFere
.

Mon avis :
Bon j'ai pris du retard sur mes chroniques, et ça fait déjà quelques semaines que j'ai fini Dracula, mais je vais quand même en dire quelques mots.

Tout d'abord une petite histoire: Par hasard j'ai lu la version ebook gratuite que l'on peut trouver sur le net, et j'ai réalisé que le texte n'était pas identique à la version que j'ai lu. Une petite explication s'impose. J'ai acheté ce livre d'occasion, et j'ai choisi cette édition car je l'ai trouvé jolie, façon livres anciens, et je l'ai trouvée très bien adaptée à Dracula. Ce livre a été édité à Genève par les éditions Famots en 1974 dans la collection Les Chefs-d'Œuvre du Mystère et du Fantastique. Elle contient quelques illustrations de Claude Selva, comme celle-ci :


Mais malheureusement ce livre n'est pas une version intégrale mais une version adaptée par Jean Arbuleau. J'espère que cela n'aura pas trop altéré le texte.

Après avoir lu quelques livres sur les vampires comme le premier tome d'Anita Blake, les Twilight ou le premier tome de Mercy Thompson, j'ai voulu retourner aux origines et lire Dracula.
On y retrouve les légendes populaires sur tout ce que redoute un vampire comme l'ail, les croix, tout ce qui est bénni, etc ..., où il dort, et comment le tuer en lui plantant un pieux dans le coeur. On revient au source après la bit-lit actuelle, où les vampires peuvent sortir le jour ou se nourrissent du sang d'animal.

Certains parties m'ont accrochée, d'autres m'ont plutôt ennuyée. C'est très inégal.
Cela manque parfois de rythme. Mais il faut dire que ce n'est pas vraiment un roman d'action mais plutôt un roman qui retranscrit une atmosphère. Ce livre a été écrit à la fin du XIXe siècle et on retrouve bien la façon de parler de l'époque, la façon d'écrire, les vêtements ou le côté romantique des relations hommes-femmes. Tout ceci nous immerge bien dans l'histoire. Le peu de connaissance en médecine de l'époque donne aussi à cette histoire un certain charme. Et bien sur on retrouve l'ambiance sombre et envoutante liée aux vampires.

Ce livre est un roman épistolaire constitué de lettres, de télégrammes, de coupures de journaux et surtout, des journaux intimes des principaux personnages qui, à tour de rôle, racontent des passages de cette aventure. Cela donne des points de vu différents. Hormis Dracula, il n'y a que sept personnages principaux et on les découvre petit à petit au travers de leur journal intime.

J'ai trouvé la fin un peu bâclé. Alors que certains parties du livre trainaient en longueur, là en quelques pages l'histoire est réglée. Dommage, la fin aurait pu donner lieu à plus de suspens. Pour moi l'équilibre de l'histoire est mal dosée. Mais je suis contente d'avoir lu ce livre. D'une part car cela faisait longtemps que j'en entendais parler et que l'on me le conseillait, mais surtout pour l'ambiance de l'époque.

Impression :

Auteur : Bram Stoker (1847-1912 - Irlande)
Editeur : Editions Famot (Genève)
Collection : Chefs-d'œuvre du mystère et du fantastique
Parution : 1974
Titre original : Dracula
Parution originale : 1897
Format : Relié
Pages : 340

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Mes lectures de l'imaginaire (Olya)