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dimanche 23 février 2014

Le sabre de sang, tome1 : Histoire de Tiric Sherna - Thomas Geha

Quatrième de couverture :
Mon nom est Tiric Sherna.
J'ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de subir mon peuple, les Shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de vengeance. Les Qivhviens - des humanoïdes reptiliens - nous ont massacrés ou, pire encore, réduits en esclavage. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l'empire qivhvien. Dans ce nid de vipères, les plus forts d'entre nous seront destinés aux arènes. Autant dire que je suis voué à une mort certaine...
Mais je suis un Shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l'ennemi. Oui, un jour, j'aurai ma revanche
Thomas Geha fait une entrée remarquée en fantasy avec Le sabre de sang, diptyque où aventure, magie et suspense sont les maîtres mots.

Mon avis :
Après avoir beaucoup apprécié toutes les histoires se situant dans l'univers des Planètes Pirates, univers créé par Thomas Geha, j'ai maintenant l'occasion de découvrir son talent en fantasy, grâce au partenariat organisé par Book en Stock et les éditions Folio SF. Un grand merci à eux car je me suis régalée avec ce livre.

Au début j'avais l'impression de me retrouver dans Gladiator, le film de Ridley Scott, alors comme j'ai adoré ce film (j'ai quand même été le voir trois fois au cinéma) j'ai forcément été tout de suite happée par ce livre. Alors pourquoi Gladiator ? Et bien parce que Tiric Sherna est destiné aux arènes de Ferza. Alors après bien sur il se passe plein d'autres choses, ne vous attendez pas à un remake de Gladiator, pas du tout, seul le début des histoires se ressemble, mais pour moi cela m'a permis de rentrer très rapidement dans cette histoire.

Et pour parler plus en détail de cette histoire du Sabre de Sang, je dois dire que l'on ne s'ennuie pas. Les châpitres sont courts, rythmés et il se passe toujours quelque chose. C'est varié, il y a de l'action, des combats, des voyages, du suspens, un soupçon de magie, mais pas trop. J’emmétrais juste une très légère critique, c'est que parfois j'ai trouvé les choses trop faciles pour les personnages. Mais cela ne nuit pas du tout à l'histoire. Ce livre se lit tout seul, c'est vraiment un très bon divertissement.

Le livre contient un petit lexique très utile et j'ai trouvé que cela rendait ce monde plus réel, comme si on visitait un pays étranger. Surtout que la faune, la flore et les différentes coutumes des différentes races sont très variés et très développés dans ce roman, mais encore une fois pas trop. Ce que je veux dire par là c'est Thomas Geha nous fait découvrir ce monde petit à petit, par de petites phrases et pas des descriptions à n'en plus finir et ça, j'aime beaucoup.

Le livre est écrit à la première personne, c'est Tiric qui raconte son histoire et cela m'a permis de très vite m'attacher au personnage. Mais j'ai quand même un petit faible pour Kardelj, je ne saurais dire pourquoi. Peut être son côté posé, parfois un peu taciturne, en tout cas j'ai hâte de le retrouver dans le tome 2. Et oui car il y a un tome 2 et je vous conseille d'ailleurs de l'avoir sous la main, car j'ai commis la terrible erreur de ne pas l'avoir et il va falloir que je me précipite dans une librairie. Heureusement que Folio SF a une l'excellente idée de sortir les deux tomes en même temps. Alors encore un grand merci aux éditions Folio SF et à Dup et Phooka pour l'organisation du Mois de Thomas Geha sur Book en Stock


Impression :
Lu : février 2014
Auteur : Thomas Geha (France - 1976)
Editeur : Folio SF
Collection : Fantasy
Parution : janvier 2014
Format : poche
Pages :291

On en parle sur le web : Phooka chez Book en Stock, Dup chez Book en Stock, Lelf, BlackWolf

lundi 25 novembre 2013

Sous l'ombre des étoiles - Thomas Geha

Quatrième de couverture :
La guerre entre Salamandres et Humains a pris fin.
À la suite d’une dernière bataille épique, Kee Carson, tireur d'élite à bord du Templier, s’échoue sur une planète insignifiante, Seinbeck.
Resté deux siècles en hibernation, il s'y éveille et apprend qu’Humains et Salamandres, descendants des naufragés, ont fini par s'allier en tribus nomades pour faire face à une menace mutuelle : les indigènes de ce monde.



Mon avis :
J'avais déjà beaucoup aimé La guerre des Chiffonneurs dans le genre Space-Opera, et bien j'ai aussi beaucoup aimé Sous l'ombre des étoiles dans le genre Planet-Opera. C'est d'ailleurs du Planet-Opera plutôt classique où l'on découvre une planète et ses habitants, et c'est ce qui fait le charme de ce livre car Thomas Geha nous emmène sur un rythme plutôt calme et posé, à la découverte de cette planète, de sa flore, de sa faune, de ses habitants, de leurs conflits et de leurs espoirs. Il n'y a donc pas tant d'action que ça, rien à voir avec le rythme trépident de La Guerre des Chiffonneurs, mais pour moi ce fut une constante envie d'en savoir plus, d'en voir plus.

En plus de la découverte de la planète Seinbeck, ce livre est aussi une belle histoire d'amitié, et qui au passage aborde les thèmes de l'acceptation de l'autre, malgré ses différences, de la tolérance.

Côté personnages, j'ai bien aimé Sirval, tout comme j'avais beaucoup aimé Raugri dans La guerre des chiffonneurs. Faut croire que j'ai un faible pour les personnages non humains sortis de la plume de Thomas Geha, et j'ai d'ailleurs regretté de ne pas en savoir plus sur Sirval. C'est pratiquement le seul petit reproche que je peux faire à ce livre, qu'il soit trop court et que du coup les personnages ne soient pas assez creusés, ou du moins qu'on en sache pas assez sur leur passé, comme ce fut le cas dans La guerre des Chiffonneurs.

Je sais, je compare souvent Sous l'ombre des étoiles à La guerre des Chiffonneurs, mais c'est parce qu'ils font partie du même cycle Planètes Pirates, Sous l'ombre des étoiles étant le tome 0 et La guerre des Chiffonneurs étant le tome 1. Mais ils peuvent être lus tout à fait indépendamment, leur point commun c'est qu'ils se passent dans le même univers, un univers que l'auteur épaissi petit à petit, mais ils se passent à des époques différentes.

Bon aller j'arrête de comparer ces deux histoires, qui sont finalement très différentes mais toutes les deux très bien écrites, ce qui prouve que l'auteur a plusieurs cordes à son arc. En tout cas moi je les ai autant aimé l'une que l'autre. Et pour ce qui est de L'ombre sous les étoiles qui est quand même le sujet de ce billet, je ne me suis jamais ennuyée, c'est très varié, plein de découvertes, de surprises et j'espère vraiment que Thomas Geha nous écrira d'autres belles histoires dans cet univers des Planètes Pirates.

Un grand merci à Thomas Geha pour le service presse en epub.

Impression :

Auteur : Thomas Geha (France - 1976)
Editeur : Rivière Blanche
Parution : 2012
Format : poche
Pages : 212

On en parle sur le web :
Un papillon dans la Lune, Lorhkan et les mauvais genres, La Prophétie des ânes

dimanche 7 octobre 2012

La pucelle et le démon - Benedict Taffin

Quatrième de couverture : Le mercennaire Sidoine de Valzan est chargé d'escorter la prophétesse Jehanne. La jeune femme prétend pouvoir remettre le Dauphin sur le trône et rétablir la paix dans le royaume. Mais à son arrivée Sidoine découvre qu'elle a été assassinée par des démons. Il lui faut absolument trouver. une femme pour sauver le royaume, mais qui ? Il ne connaît personne en ces terres étrangères. Personne, hormis la
prostituée avec laquelle il a passé la nuit précédente : Oriane.
Oriane... Jehanne... qui verra la différence ?

Mon avis :
J'ai lu ce livre en ebook grace à un partenariat organisé par Book en Stock à l'occasion du mois de Benedicte Taffin. Un grand merci à Dup et Phooka et aux éditions Asgard.

En sachant que l'auteur avait choisi de suivre l'histoire de Jeanne d'Arc j'ai eu peur que l'histoire soit un peu trop prévisible. Même si je ne connais pas l'histoire de Jeanne d'Arc par coeur, on connait tous la fin. Mais finalement j'ai réalisé que je ne connais pas l'histoire de Jeanne d'Arc dans le détail, donc ce fut vraiment très intéressant de découvrir les aventures d'Oriane et parfois de les comparer à l'original. Et surtout l'auteur a su ménager des surprises .
Et puis j'aime bien cette façon de revisiter l'Histoire, un peu comme le fait Pierre Pevel dans les Lames du Cardinal. Mais ici au lieu d'avoir des dragons, on a des démons. J'ai d'ailleurs trouvé que ces éléments de fantasy était très bien intégrés à l'histoire. Les démons sont présents mais pas trop, et permettent de créer des ennemis très inquiétants et dangereux. Il y a aussi des magiciens mais là encore ils n'ont pas des pouvoirs super hyper puissants et interviennent avec parcimonie.

Finalement les aventures, les rebondissements, les combats et les personnages restent les attraits principaux de cette histoire. Les combats sont d'ailleurs très bien décrits et très réalistes, aussi bien les combats à deux ou trois que les grands combats épiques où deux camps s'affrontent. J'ai vraiment bien apprécié cette partie action.
Côté personnage, j'ai beaucoup aimé le personnage de Sidoine et son démon Arkshaar. Les échanges entre Arkshaar et Sidoine sont parfois très drôles. Mais cette perpétuelle lutte entre le démon et son possédé rend Sidoine vraiment très attachant. Sa façon de s'exprimer lui donne un côté bourru mais réaliste. Mais on devine finalement sous sa carapace un homme droit, avec des faiblesses. Je me suis un peu moins attachée à Oriane, je ne sais pas trop pourquoi. Je l'aimais bien au début mais un peu moins par la suite. Mais des révélations nous expliquent quand même sont changement de personnalité donc ça reste cohérent.

La fin est peut être un peu trop rapide à mon goût, j'aurais aimé en savoir plus, mais c'était probablement car j'étais triste de finir ce livre. La couverture est superbe, et ça me ferait presque regretté de l'avoir reçu en ebook.

En conclusion je dirai que je me suis vraiment régalée avec ce livre, je l'ai littéralement dévoré, on ne s'ennuie jamais, l'écriture de l'auteur est fluide, les pages se tournent sans qu'on s'en rende compte et l'on se laisse emporté par les aventures de Sidoine.

Impression :
Lu : du 1er au 9 septembre 2012

Auteur : Bénédicte Taffin (France)
Editeur : Asgard
Collection : Science Fiction
Parution : juin 2012
Format : grand format
Pages : 354

On en parle sur le web :
Phooka, Dup, Livement (chez Acr0), Mes lectures de l'imaginaire (chez Olya), Lectures Trollesque (chez Ptitetrolle)

dimanche 26 février 2012

Intuitions, tome 1 - Rachel Ward

Quatrième de couverture :
Depuis son plus jeune âge, Jem voit des nombres flotter au-dessus des personnes qu'elle croise. C'est le jour où sa mère décède qu'elle en comprend la signification : il s'agit de la date de leur mort. Ce don maudit la pousse à se couper du monde. Jusqu'au jour où elle rencontre Spider...
Alors qu'ils partent ensemble à la grande roue de Londres, un phénomène étrange se produit : pourquoi tous les passants ont-ils le même nombre au-dessus de la tête ? Pris de panique, Jem et son ami prennent la fuite. Ils seront les seuls survivants de l'attentat qui va suivre, mais aussi les seuls suspects traqués par la police une fois leur identité révélée par les caméras de surveillance.
Mais comment Jem peut-elle expliquer au commun des mortels les raisons de sa fugue, et surtout, comment ignorer la terrible vérité qu'elle peut lire en Spider ?

Mon avis :
Ce livre m'intriguait depuis un moment. J'avais déjà lu pas mal de critiques, donc je connaissais déjà un peu les points qui risquaient de me décevoir et du coup je n'ai pas vraiment été surprise. Un des points qui m'inquiétait un peu était le langage familier dont tout le monde parlait. Cela plait probablement beaucoup à des adolescents, mais j'avais peur que cela me gêne. Finalement après quelques chapitres d'adaptation, je n'y ai plus fait attention. Bon il y avait bien les "mon pote" qui ont fini par me lasser, surtout quand un garçon s'adresse à une fille, mais j'ai fait avec. Et puis finalement ce langage familier colle bien aux personnages.

Comme je l'avais lu aussi plusieurs fois, le fait que Jem puisse voir la date de la mort des gens est un peu sous exploité. C'est plus un livre sur l'histoire de Jem et Spider. En fait c'est plutôt un road-movie sur deux adolescents un peu paumés et qui découvrent certaines facettes de la vie. Jem et Spider sont finalement plutôt attachants et on fini par avoir envie de découvrir ce qu'il va leur arriver. Et puis petit à petit on comprend comment l'enfance de Jem et ce don maudit, l'ont poussée à se replier sur elle même et à ne plus s'attacher à personne. Du coup c'est intéressant de voir son évolution au fur et à mesure de l'histoire.

Ce qui m'a le plus déçu finalement c'est que la fin est assez prévisible. En plus ayant malheureusement lu le quatrième de couverture du tome 2, je me doutais encore plus de comment cela allait finir. Mais j'ai tout de même voulu savoir comment ils en arrivaient là. Et puis on se demande quand même tout au long du livre si cette date vu par Jem est immuable ou si on peut y changer quelque chose. La sorte d'épilogue à la fin, conclus bien ce tome, mais donne tout de même envie de lire le suivant, avec une dernière phrase pleine de promesse.

J'ai lu à plusieurs reprise que le tome 2 était bien mieux que le premier tome, alors je le lirai probablement. Mais j'espère surtout que ce don maudit est mieux exploité, car c'est quand même ce qui m'a attiré dans Intuitions en tout premier lieu.

Je remercie Camille des éditions Michel Lafon pour ce partenariat, car j'ai passé un moment de lecture bien sympathique. Le style est dynamique, le sujet est plutôt atypique et l'on se laisse facilement emporter par les aventures de Jem et Spider.

Impression :
Lu : du 18 au 24 février 2012

Auteur : Rachel Ward (Angleterre)
Editeur : Michel Lafon
Parution : mai 2010
Titre original : Numbers
Parution originale : january 2009
Pages : 331

On en parle sur le web :
Chez Iluze, La P(ile) A L(ire) d'Heclea, Chez Jess, Book me, Tiboux!,
Carnet de lecture - Iani, Bulle de livre

dimanche 6 mars 2011

Rose-Aimée, Tome 1 : La belle qui porte malheur - Béatrice Bottet

Quatrième de couverture :
San Francisco, mai 1851.
Dans le saloon bruyant et enfumé bourré de chercheurs d'or, l'homme aux cheveux gris haussa la voix :
- J'ai quelque chose d'important à te demander... Le jeune marin ouvrit bien grand ses oreilles.
- Es-tu capable de retrouver quelque chose à Paris ? demanda Garancher, fébrile, en lui mettant une main sur le bras. Et quelqu'un ?
- Ce que vous voulez, dit Martial Belleroche avec assurance. Et qui vous voulez.
- Alors je compte sur toi. Mais surtout, surtout... il faudra te méfier, fit Garancher d'une voix grave et lugubre sans s'expliquer davantage. Il leva alors son verre et les deux hommes trinquèrent.
Paris, avril 1852.
Fifi-Bout-d'Ficelle sourit au public et s'inclina. Tous les spectateurs sentirent leur coeur fondre. Tous sauf un. Le piano et le violon jouèrent un prélude d'une grande intensité dramatique. Fifi salua gracieusement en tenant sa robe à deux mains. Quelques applaudissements éclatèrent encore, vite rembarrés par des "chuuut" impatients. Et Fifi chanta la complainte de la fille qui portait malheur...

Mon avis :
Tout d'abord un grand merci à Mathilde des Editions Matagot-Nouvel Angle pour ce partenariat. C'est la première fois que je participe à un partenariat en direct, sans un site intermédiaire, et cela fait très plaisir.

Pour revenir au livre, le début est très prenant. L'auteur met en place les deux personnages principaux. On découvre Martial Belleroche à San Franscico en pleine période de ruée vers l'or. Puis on découvre Fifi-Bout-d'Ficelle dans un cabaret de la Villette. La découverte de la vie de Fifi et du faubourg de la Villette est passionnante. Les lieux sont bien décrits, l'ambiance est très réaliste, bref on s'y croirait.
J'ai ensuite trouvé le 2ème quart du livre un peu longuet. On suit Fifi qui danse, il y a beaucoup de répétitions, on nous reparle tout le temps de la malédiction, Fifi navigue entre Les Trois Anges et le couvent. Alors certes on suit la vie de Fifi, on découvre un peu plus les personnages, mais j'ai quand même commencé à m'ennuyer un peu.
Mais arrivée au milieu du livre j'ai été de nouveau très accrochée. Les choses s'accélèrent, et malgré parfois à nouveau quelques lenteurs de-ci de-là, je ne l'ai plus lâché jusqu'à la fin.

Je me suis très vite attachée à Martial. Un homme simple, honnête, bienveillant et surtout très patient avec Fifi. Car au début l'attitude de Fifi envers lui m'a plutôt énervé. Et même en essayant de me remettre dans le contexte de l'époque j'ai souvent trouvé Fifi agaçante et un peu trop naïve.

J'ai beaucoup aimé le style de l'auteur et ses descriptions des lieux, des vêtements ou de la façon de vivre. On est vraiment transporté dans les années 1850. Ses descriptions sont très visuelles. Lorsqu'elle nous décrit par exemple le jardin d'un couvent, je le voyais, avec sa végétation, ses odeurs ou ses jeux de lumière.

Mais si le quatrième de couverture nous annonce un roman d'aventure et d'amour, j'ai trouvé qu'il manque quand même un peu d'aventure. Il y a des rebondissements, mais pour de la lecture jeunesse, cela manque peut être un peu de rythme. J'ai aussi trouvé la partie sur San Francisco beaucoup trop courte par rapport à la partie en France. Peut être cela sera plus développé dans le second tome.

Une chose qui m'a un peu gêné aussi, c'est les phrases "spoiler" du style : "Elle ne se doutait pas que la malédiction allait revenir" ou "Mais rien ne se passe jamais comme on l'espère" ou encore "Combien de temps se passerait-il avant qu'il soient de nouveau ensemble ? Heureusement qu'ils ne le savaient pas." Ce ne sont pas des pensées des personnages, mais plus une remarque de l'auteur, et si c'était fait pour attiser la curiosité du lecteur, moi j'ai trouvé que cela gâchait le suspens. Cela peut paraître des phrase anodines comme ça, toutes seules. Mais dans le contexte de l'histoire cela nous donne un indice beaucoup trop clair sur ce qu'il va se passer.

Malgré tout c'est une belle histoire d'amour, sur fond de décor historique très bien retranscrit et très réaliste. C'est très original par rapport à tout ce qui est édité de nos jours. On trouve d'ailleurs une vingtaine de pages à la fin du livre qui nous décrivent les lieux et les coutumes de l'époque avec de très jolies gravures. Un petit plus que j'ai beaucoup apprécié. J'ai aussi noté que la couverture est superbe, avec des effets de reliefs dans le titre et une illustration qui nous met bien dans l'ambiance. Ce ne sera peut être pas une de mes priorités, mais je lirai sans doute la suite, pour savoir ce qu'il arrive à Fifi et Martial.

Impression :

Auteur : Béatrice Bottet (France)
Editeur : Nouvel Angle éditions
Parution : octobre 2010
Format : grand format
Pages : 496

On en parle sur le web :
Interview de l'auteurBook en Stock
Mya BooksLa P(ile) A L(ire) d'Heclea
Le monde de paikanne
Au coin d'Eden
Peites madeleines
Oceanicus in folio

dimanche 28 novembre 2010

Le cycle des démons, tome 2 : La lance du désert - Peter V. Brett

Quatrième de couverture :
Qui est le libérateur dont parlent les légendes ?
Arlen, originaire du petit village de Val Tibbet, a appris à survivre dans un monde où des démons voraces rôdent dans la nuit et où l'humanité s'est enfermé dans la peur. Il a choisi une autre voie : se battre. Il est devenu l'Homme-rune, un héros malgré lui.
Mais l'homme qui se proclame le libérateur n'est pas Arlen. Surgi du désert, Ahmann fut un son ami et son frère d'armes avant de le trahir. Il porte une arme ancienne aux terribles pouvoirs et a lancé son armée dans une conquête impitoyable.
Ils sont ennemis, mais pour l'un comme pour l'autre, la guerre contre les démons a commencé.

Mon avis :
J'ai lu ce livre dans le cadre de la Masse Critique Spécial Imaginaire organisé par Babelio et je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Milady pour m'avoir permis de lire la Lance du Désert qui fut pour moi un coup de coeur, tout comme le tome précédent, L'homme-Rune.
Coup de cœur 2010

Au début ce tome nous retrouvons Ahmann que nous avions rapidement aperçu dans le tome 1. Au travers de ce personnages nous en apprenons plus sur son passé avec Arlen et nous découvrons l'univers de Krasia et sa culture.
On retrouve aussi Leesha et Rojer juste après les évènements de la fin du premier tome.
Ce tome 2 s'enchaine très bien avec le tome 1 et l'auteur sait faire de petit rappel bien amenés pour nous rafraichir la mémoire. Je n'en dirais pas plus car il difficile de parler d'un tome 2, sans trop en révélé sur le tome précédent.

Dans ce tome 2, Peter V. Brett développe beaucoup plus son monde. On découvre le côté politique et géographique du nord en comparaison au sud qui a une culture de style plutôt oriental. Cela donne lieu à de l'incompréhension et un choc des cultures, que l'auteur arrive à nous faire ressentir comme réel et que l'on compare inévitablement aux chocs des cultures et aux préjugés de notre époque. L'auteur a su créer un monde réaliste où tout n'est pas toujours "rose".
Un point négatif, la carte du tome 1 n'a pas été reproduite dans le tome 2. C'est dommage, alors que le lecteur voyage de plus en plus dans ce monde.

Les personnages sont toujours aussi attachants, même Ahmann, malgré son côté parfois impitoyable. Les combats sont toujours aussi clairs. C'est toujours aussi bien écrit et captivant.
Bref, j'ai autant apprécié ce tome 2 que le tome 1. L'auteur a su se renouveler, nous faire découvrir de nouveaux personnages, mais aussi développer les anciens qui deviennent de plus en plus étoffés. Je sens que cette série est en train de devenir une de mes favorites.

Merci aux éditions Milady d'avoir si vite traduit le tome 2 qui est sorti dans sa version originale en avril 2010. Malheureusement, il va maintenant falloir attendre que l'auteur écrive le tome 3, et l'attente va être très difficile.

Impression :

Auteur : Peter V. Brett (1973 - Etats-Unis)
Editeur : Milady
Collection : Fantasy
Parution : octobre 2010
Titre original : The Desert Spear
Parution originale : avril 2010
Format : grand format
Pages : 614

On en parle sur le web :
Blog MiladyUrban-lit & Co.
Les chroniques de MadokaImagin’ères

lundi 16 novembre 2009

7 jours à River Falls - Alexis Aubenque

Quatrième de couverture :
Sarah Kent, issue d'une famille modeste, est une étudiante modèle qui mène une vie paisible, parmi l'élite de l'université de River Falls, une petite ville des Rocheuses. Pourtant tout va changer, un matin de printemps, quand Amy Paich et Lucy Barton, ses deux meilleures amies des années de lycée, sont retrouvées atrocement mutilées dans la forêt toute proche. Or, deux jours auparavant, Sarah avait reçu une lettre, plutôt étrange, de Lucy et Amy... Le monde de Sarah bascule dans l'horreur. Sera-t-elle la prochaine victime du tueur ? Le shérif Mike Logan, aidé de Jessica Hurley, son ex-petite amie, une profileuse réputée, est chargé de l'enquête. Tous deux croient très vite être sur la bonne piste. Mais ils ignorent que leur adversaire les manipule avec une redoutable perversité...

Mon avis :
J'ai lu ce roman dans le cadre d'un partenariat entre les éditions Le Livre de Poche et Livraddict.

Ce roman est le premier thriller d'Alexis Aubenque, auparavant il a plutôt écrit de la Science Fiction.
C'est aussi pour moi le premier thriller que je lis. L'histoire est très prenante et se déroule, comme son titre l'indique, sur 7 jours. Je l'ai lu dans les transports en commun et je ne voyais pas passer mes 30 minutes de train. Arrivée au travail le matin, j'avais hate de prendre mon train de retour le soir pour lire la suite.

J'ai eu une relation étrange avec ce livre. Les descriptions de tortures et de viols me mettaient mal à l'aise et tout en lisant je me disais, "c'est le dernier thriller que je lis". Pourtant je continuais à tourner les pages pour connaitre la suite. C'est sans doute une preuve que les descriptions de l'auteur rendaient les scènes intenses et réalistes. Peut être aussi qu'en tant que fille je m'identifiais facilement aux victimes.

Ce n'est pas un livre policier où vous allez chercher qui est le coupable pendant tout le livre. Ici le tueur manipule les enquêteurs et le lecteur le sait. En effet l'auteur nous montre le point de vu des enquêteurs, mais il nous montre aussi parfois le point de vu de l'assassin, et les manipulations qu'il met en place. On ne sait pas qui est l'assassin, mais on sait que ce n'est pas la personne soupconnée par les enquêteurs. Cependant cela ne gâche pas l'enquête. Les interrogatoires sont interessants, on en apprend plus sur les présumés coupables ou sur les victimes. Des flash-backs nous font aussi comprendre petit à petit la personnalité de l'assassin mais on ne découvre ses motivations que vers la fin.

L'auteur égratigne parfois la société américaine avec des remarques sur la peine de mort, sur le shérif élu par la ville, sur les policiers qui tirent d'abord et discutent après, ... Certaines remarques sur la politique américaine sont peut être déplacées dans ce genre de livre, mais d'un autre côté cela fait vrai, car on imagine facilement les américains se chamailler entre républicains et démocrates.

Au final j'ai beaucoup aimé ce livre. L'histoire est bien racontée. Le style est simple mais efficace. Les descriptions de la vie des policiers ou des étudiants sont faites de petits détails qui rendent les scènes très réalistes. J'avais l'impression de voir un film ou une série américaine.On y trouve même de l'action avec des courses poursuites ou des interpélations. Etant moi même allée dans Les Rocheuses au Canada, je n'ai eu aucun mal à me représenter les paysages décrits. Les dialogues sont très clairs et l'on sait toujours qui parle à qui. Le suspense et les rebondissements font ressentir au lecteur ce petit frisson propre au thriller.

Un grand merci aux éditions Le Livre de Poche ainsi qu'au forum Livraddict pour m'avoir fait découvrir mon premier thriller.

Impression :

Auteur : Alexis Aubenque
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : Thriller
Parution : juin 2009
Format : poche
Pages : 476

On en parle sur le web :
La bibliothèque Malounienne
Quandrant Alpha