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samedi 16 mars 2013

Léviathan, tome 3 : Goliath - Scott Westerfeld

Quatrième de couverture :
Alek et Deryn sont de retour sur le Léviathan : l’ultime étape de leur tour du monde, qui mettra fin à la guerre, approche. Mais le vaisseau doit faire un détour imprévu pour accueillir un étrange visiteur… Tesla, un inventeur russe qui a créé une machine terriblement destructrice.
Quant à l’amour, tout serait plus simple si Alek savait que Deryn est une fille… et s’ils n’étaient pas officiellement dans des camps adverses…



Mon avis :
Je suis re-rentrer très rapidement dans l'histoire. Je ne me rappelais plus des tomes précédents dans le détail mais l'auteur nous glisse très habilement les informations importantes. C'est discret, pas ennuyeux, l'auteur a vraiment un certain talent pour cela. Du coup cela aide vraiment à retrouver ses marques très facilement. Le rythme est aussi très rapidement soutenu, avec des scènes d'action très cinématographiques. C'est toujours aussi original et prenant. Seulement voilà, Alek découvre assez rapidement la vérité sur Deryn et à partir de là cela se gâte. Je ne pensais pas que cela arriverait si tôt dans ce tome je pensais que cela n'arriverait qu'à le fin de la trilogie, donc j'étais plutôt agréablement surprise et j'avais hâte de lire comment leur relation allait évoluer. Malheureusement, à partir de là c'était trop. A tout les chapitres il y avait une allusion voir beaucoup plus. C'est devenu le thème principal du roman et on en oublie presque l'histoire principale. Certes il y a toujours de temps en temps des scènes d'action mémorables, mais elles sont noyées au milieu des états d’âmes de Deryn et d'Alek. Bon le Léviathan continue de voyager et on voit du pays. Certaines étapes sont très intéressantes et redonnent heureusement un peu de piment à l'histoire pour finalement arriver à la fin de cette trilogie. Avec toutes les mauvaises critique que j'avais lu sur la fin, je m'attendais à pire. Finalement je ne l'ai pas trouvé si mal que ça cette fin. De toute façon je ne voyais pas trop comment l'auteur pouvait s'en sortir autrement. Alors certes c'est peut être un peu trop rapide, les décisions sont prises trop subitement et l'auteur aurait du prendre un peu plus son temps, mais sinon j'ai finalement bien aimé cette fin.

Les derniers tomes d'une trilogie sont souvent les meilleurs, avec souvent aussi le premier tome pour le côté découverte, mais je dois dire que ce dernier tome m'a un peu déçu. Je ne saurais expliquer vraiment pourquoi. Il se lit vite mais j'ai peur qu'il s'oublie aussi vite. Je crois qu'il manque un peu de l'esprit d'aventure des deux tomes précédents et il y a un peu trop de déjà vu pour les parties actions. Bref ce tome me laisse quand même un sentiment mitigé. Mais il a le mérite de quand même bien conclure cette trilogie que j'ai pris beaucoup de plaisir à lire dans son ensemble.

Ce livre fait carton plein niveau challenge puisque je peux le compter pour le Challenge Steampunk, pour le challenge Winter Time Travel et pour le challenge ABC Littérature de l'Imaginaire



6/26 pour la lettre W

Les autres tomes :

Léviathan, tome 1
Léviathan, tome 2 : Béhémoth


Impression :

Auteur : Scott Westerfeld (Etats-Unis - 1963)
Illustrateur : Keith Thompson
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : septembre 2012
Titre original : Goliath
Parution originale : septembre 2011
Pages : 532

Les participants à cette lecture commune :
Endea, Lhisbei, Vert

mercredi 5 décembre 2012

Krine, tome 2 : L'affaire Jonathan Harker - Stéphane Tamaillon

Quatrième de couverture :
Londres, 1890. Le détective Hector Krine est engagé par Abraham Stoker, l'administrateur du plus grand théâtre de la ville, pour enquêter sur des vols mystérieux commis durant les
représentations. Mais l'affaire ne s'annonce pas de tout repos. Au cours de ses investigations, Krine va croiser l'homme invisible, des vampires, déjouer un attentat contre la reine et faire face à une révolte des Grouillants. Le deuxième volet, plus steampunk que jamais, des enquêtes d'Hector Krine.

Mon avis :
Ce coup-ci Stéphane Tamaillon revisite le mythe des vampires. Normal me direz vous avec un titre pareil. Je rappelle que Jonathan Harker est le clerc de notaire qui se rend chez le comte Dracula dans le roman Dracula de Bram Stoker. Comme dans le premier tome, il y a de nombreuses allusions à différentes oeuvres de la littérature ou du cinéma, et c'est assez marrant de les chercher. Il y a par exemple l'homme invisible de H.G. Wells ou le Dr Jekyll de Robert Louis Stevenson. La présence de ces deux personnages m'a aussi fait penser à La ligue des gentlemen extraordinaires, surtout que les descriptions de Stéphane Tamaillon sont assez similaires aux personnages du film. Au final tout est expliqué dans "Dans les coulisses de Krine 2ème partie" qui se trouve à la fin du roman. Cette sorte de "Making of" est, comme la dernière fois, très intéressant. Cela nous permet à la fois de comprendre ce qui a inspiré l'auteur et qu'il a reporté dans son roman, cela nous permet de voir si les lieux ou les personnages du roman sont réels ou non, et cela nous donne même des idées de livres à lire ou de film à voir.

Pour en revenir au roman proprement dit, on retrouve les personnages du premier tome. Krine bien sur, mais aussi son fils, en pleine crise d'adolescence et qui donne du fil à retordre à son père. Enfin du moins au début du roman, car petit à petit ces difficultés relationnelles, qui servent surtout à mettre en place divers autres personnages, sont oubliées pour laisser place à l'enquête de Krine. J'ai trouvé cette enquête plus aboutie que dans le premier tome. On se rapproche d'une enquête policière avec l'interrogation de témoins qui guide Krine petit à petit. L'énigme est plus prenante, il y a plus de rebondissements. Bref j'ai légèrement préféré ce second tome.

Le quatrième de couverture annonce un roman "plus steampunk que jamais" et c'est vrai. Au travers de courses poursuites on découvre beaucoup plus Londres avec ses autocab, sorte de fiacre à vapeur, ou ses rails suspendu pour le métro
aérien, le locotube. On croise aussi à plusieurs reprises des automates, cochers ou serviteurs. On retrouve le côté victorien, déjà parce que l'histoire se passe en 1890, mais cela est amplifié par la présence de la reine Victoria dans l'histoire et la révolte des grouillants qui gronde.
Cela fait un moment que je n'ai pas lu de steampunk et que je n'ai pas rajouté une entrée au défi Steampunk, alors je vais en profiter.

Les autres tomes
  1. Les pilleurs de cercueils

Impression :
Lu : du 14 au 20 novembre 2012

Auteur : Stéphane Tamaillon (France- 1970)
Editeur : Gründ
Parution : octobre 2011
Format : grand format
Pages : 314

dimanche 1 avril 2012

La lune seule le sait - Johan Héliot

Quatrième de couverture :  
 Printemps 1889. Un vaisseau hybride de chair et de métal fait irruption dans le ciel de Paris, stupéfiant la foule venue célébrer la clôture de l'Exposition universelle. L'humanité entre en contact avec les extraterrestres Ishkiss et découvre une technologie qui surpasse ses rêves les plus fous.
Dix ans plus tard, l'Europe s'est transformée grâce à l'alliance rendue possible entre la vie et le métal. Pourtant, la révolte gronde, menée par les artistes et les écrivains exilés en Amérique. La science fabuleuse apportée par les créatures d'outre-espace est devenue un instrument d'oppression entre les mains de l'Empereur français. Les droits des peuples sont bafoués, les opposants déportés grâce à la nef ishkiss vers le nouveau bagne que Louis Napoléon vient d'inaugurer dans les entrailles de la Lune.
Quels sont les véritables desseins des alliés du maître de l'Empire ? La réponse offre la clé de l'éternité. Un seul homme sur Terre est peut-être capable de l'entrevoir : celui dont les rêves à présent dépassés ont à longueur de pages fasciné ses semblables...

La Lune seule le sait a été récompensé par le prix Rosny-Aîné 2001 du meilleur roman de science-fiction francophone

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune du mois de mars sur le cercle d'Atuan. Pour une fois le quatrième de couverture n'en dit pas trop, et il est difficile de parler de ce livre sans en dire plus, alors je ne parlerai pas trop de l'histoire. Ce livre étant une Uchronie, je ne citerai pas le nom du héros pour vous laissez la surprise. Je l'appellerai donc le personnage principal.

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre, mais je le lisais dans les transports et du coup je le lisais peut être trop morcelé. En lisant des parties plus grandes, j'ai beaucoup mieux accroché et réussi à rentrer dans ce monde. Mais il faut dire aussi que le démarrage est un peu lent. Au début, on fait plutôt du tourisme. On suit le personnage principal dans ses déplacements, on lit les descriptions de l'auteur et on découvre petit à petit le monde qu'il a mit en place.

J'aime beaucoup le monde qu'il a imaginé. Ce monde steampunk dans un Paris du XIXe siècle est très riche. Moi qui sort de Béhémoth, ses illustrations me manquerait presque sur La lune seule le sait. Les technologies décrites sont très originales, parfois même totalement délirantes, mais ça passe finalement bien. Bon je crois que dans ma tête je voyais plutôt ça comme un film d'animation et pas comme un film en prise de vue réelle. Néanmoins, grâce à la plume de Johan Héliot on n'arrive à bien s'imaginer les scènes.

C'est le premier livre de Johan Héliot que je lis, à part Bloodsilver mais c'était un 4 mains et je ne l'ai même pas fini. J'aime beaucoup son style descriptifs. D'ailleurs sans ses descriptions je n'aurais pris aucun plaisir à la visite touristique dont je parle au début. Mais l'imagination de l'auteur et la curiosité du lecteur aide à continuer l'aventure. Bon parfois il a fallut que j'aille voir dans le dictionnaire, ça fait un moment que ça ne m'était pas arrivé. Mais justement je trouve que Héliot tire bien profit de la langue française. En plus ça cadre très bien avec l'époque.

Le rythme s'accélère quand même au bout d'un moment et la fin est menée tambour battant. Certains passages sont vraiment excellents. Par contre j'ai quand même trouvé la fin un peu prévisible. En tout cas c'est celle à laquelle je m'attendais.
Pendant un moment il y a un petit mystère car le lecteur chercher l'identité de l'espion de l'empire. L'auteur donne des indices par-ci par-là et ce petit côté Agatha Christie est assez plaisant.
Les chapitres sont entre-coupés d'intermèdes qui permettent de donner un autre point de vue que celui du personnage principal. Cela nous permet de suivre ce qu'il se passe chez les pro-empire et les opposants. J'aime bien avoir le point de vue du "méchant". C'est rafraichissant de ne pas toujours suivre le gentil héros.

Bref au final, j'ai passez un bon moment, je ne me suis pas ennuyée, je l'ai lu avec plaisir, mais il me manque un petit quelque chose, une petite étincelle, mais je ne saurais vraiment dire quoi précisément. En tout cas maintenant que j'ai découvert cet univers, et le prologue nous distillant quelques informations sur le suite, je vais quand même essayer de continuer cette trilogie, qui sera peut être un peu moins descriptive, le monde étant en place.

Ce livre étant définitivement Steampunk, avec toutes ces machines inventées et utilisées au XIXe siècle, je vais donc le compter pour le Défi Steampunk.

Impression :
Lu : du 9 au 26 mars 2012

Auteur : Johan Héliot (France - 1970)
Editeur : Folio SF
Parution : octobre 2003
Format : poche
Pages : 366

Les Atuaniens en parlent :

CITRIQ

jeudi 15 mars 2012

Léviathan, tome 2 : Béhémoth - Scott Westerfeld

Quatrième de couverture :
1914. A l'aube de la Première Guerre mondiale.
Deryn est écossaise et orpheline; Alek est un jeune héritier qui fuit l'Empire austro-hongrois. Elle s'habille en garçon et combat dans les forces aériennes darwinistes; lui est poursuivi par le pouvoir clanker et cache ses origines.
Alliés malgré eux, ils se retrouvent à bord de l'extraordinaire Léviathan. Ils n'auront qu'une solution pour éviter la guerre : se faire confiance et compter sur la créature la plus redoutable des darwinistes britanniques, le Béhémoth...

Mon avis :
On reprend l'histoire exactement où on l'a laissé à la fin du tome 1. Pendant les deux premiers chapîtres j'ai ressenti une petit lassitude. Cela repartait comme dans le tome 1, à bord du Léviathan avec leur train-train quotidien. Puis à partir du chapitre 3, l'aventure s’enclenche et ne s'arrête plus. Et moi je ne pouvais plus m'arrêter de tourner les pages.

Quand on lit une série on a forcément tendance à comparer les tomes, et je dois dire que j'ai préféré ce tome 2 au tome 1.
Un des côté attractif du premier tome était la découverte du monde créé par l'auteur. Cette découverte continue dans le deuxième tome, car là où le premier tome développait plutôt le monde Darwiniste et nous expliquait le fonctionnement du Léviathan, ce tome 2 développe plus le monde Clankers en nous faisant découvrir une grande ville Clankers. On découvre donc avec émerveillement différents mécanopodes, dont certains à apparence animale, mais aussi des modes de transport plus classiques, du mobilier ou même une bibliothèque. Ce monde Clankers sent vraiment les rouages et le cambouis et j'ai beaucoup aimé visité cette ville aux côtés d'Alek ou Deryn.

Un autre élément que j'ai préféré dans le tome 2 c'est que les évènements sont beaucoup plus variés. Il y a toujours pas mal d'action avec des bagarres, des courses poursuites, des missions secrètes, ou des évasions. Mais maintenant il y a aussi des intrigues politiques plus complexes, et un peu plus de suspens. Car oui pour moi, un des principal défauts du premier tome, à savoir que tout se règle toujours trop facilement, est corrigé. Dans ce tome, les choses ne s'arrangent pas toujours très bien et cela génère un peu plus de suspens et de craintes de la part du lecteur.

Autre point positif, on retrouve pas mal de personnages du premier tome, ce qui nous évite les présentations et au contraire nous permet de les approfondir. Surtout Alek qui je trouve a beaucoup muri depuis le premier tome. Deryn, elle, est égale à elle même et toujours aussi débrouillarde. Le fait qu'elle soit une fille reste un sujet important de ce livre. On soupçonne que certains se doutent ou que d'autres savent, et se demander constamment si la vérité va éclater ou qui va vendre la mèche, crée une tension et un suspens supplémentaire qui est très plaisant.
Ce qu'il y a de sympathique aussi c'est que l'on rencontre de nouveaux personnages de différentes nationalités et qui vont devenir très importants pour les aventures d'Alek et Deryn.

Petit détail à noter, l'auteur alterne toujours les chapitres entre Alek et Deryn mais cette fois-ci groupés trois par trois, ce qui je trouve permet des aventures plus touffues pour chaque personnage.
Et sinon les illustrations et la carte sont toujours aussi superbes. On a même droit à des illustrations sur deux pages, qui nous emportent littéralement dans ce monde Clankers.

Bref un tome toujours aussi cinématographique mais plus prenant que le précédent et que je préfère donc sans hésiter. On ne s'ennuie pas une minute avec de l'aventure et de la découverte qui nous emmènent jusqu'à une fin captivante. Maintenant cela va être dur d'attendre septembre et la sortie du troisième et dernier tome.

Ce livre étant toujours autant Steampunk, peut être même plus que le tome précédent, je vais bien sur le compter pour le Défi Steampunk.
Et puis la date de fin approchant, ce sera surement ma dernière participation au challenge Winter Time Travel saison 2.

Les autres tomes :
Léviathan, tome 1


Impression :
Lu : du 27 février au 12 mars 2012

Auteur : Scott Westerfeld (Etats-Unis - 1963)
Illustrateur : Keith Thompson
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : septembre 2011
Titre original : Behemoth
Parution originale : octobre 2010
Pages : 477

Les participants à cette lecture commune :
Endea, Vert

CITRIQ

lundi 30 janvier 2012

Léviathan, tome 1 - Scott Westerfeld

Quatrième de couverture :
- Chargez le canon ! rugit maître Klopp.
Alek se retrouva projeté dans le siège du commandant tandis que la machine s'ébranlait. Il s'efforça de boucler ses sangles, mais une pensée terrible l'occupait tout entier et lui occupait les doigts.
S'ils essayent de me tuer... c'est que tout est vrai.
Le comte Volger s'accroupit près de lui, criant pour couvrir le vacarme des moteurs et des coups de canons.
- Voyez le bon côté des choses, Alek. Si on vous tire dessus, c'est bien que vous représentez une menace pour le trône !

Mon avis :
J'avais repéré ce livre en décembre 2010 au salon de la littérature jeunesse de Montreuil. J'ai tout d'abord été attirée par sa couverture que je trouve vraiment superbe. Bien sur en voyant de quoi cela parlait je me suis dis que celui là il faudrait que je le lise un jour. Et bien c'est maintenant chose faite avec cette lecture commune, et je suis vraiment ravie que cette couverture m'ait attiré l'oeil.

On rentre d'entré dans le vif du sujet en découvrant Alek puis Deryn. Nous allons petit à petit faire connaissance avec ces deux personnages principaux en alternant deux chapitres pour l'un puis pour l'autre. J'aime bien ce principe. C'est classique, mais c'est en général coupé à un moment crucial et cela laisse planer le suspens sur un personnage, pendant que l'on suit l'autre. Après, suivre ce principe sur presque tout le livre, cela devient parfois lassant car on n'a du mal à rentrer dans l'histoire et à rester accroché.

Ces deux personnages sont très attachants, mais j'ai tout de suite eu un faible pour Deryn, pour son côté débrouillard et garçon manqué. J'ai probablement eu plus de facilité à m'identifier à Deryn vu que j'étais moi aussi un garçon manqué dans ma jeunesse, et peut être encore aujourd'hui d'ailleurs . J'ai aussi préféré les aventures de Deryn qui m'ont plus fait rêver que celles d'Alek, qui certes comportent plus d'action mais qui sont plus classiques. Et puis j'ai moins accroché à Alek qui est un peu trop enfant gâté. Il avait presque même tendance à m'énerver un peu avec son attitude et ses enchainements de bourdes. Mais bon quand on y pense, vu sa position sociale, vu son passé, il n'est pas vraiment sorti de chez lui, il n'a pas vraiment d'expérience sur la nature humaine. Alors finalement l'attitude que lui donne l'auteur cadre bien avec le personnage. Et puis il s'améliore bien au cour du livre, il évolue d'ailleurs finalement plus que Deryn, pour laquelle tout est presque trop facile dès le début.
Finalement les deux personnages sont plutôt bien recherchés avec un passé qui leur a forgé un caractère très différent.

En suivant les aventures d'Alek et Deryn, on découvre donc deux parties de l'Europe, l'empire Austro-hongrois qui utilise des machines et appelés les Clankers, et l'empire Britannique qui utilise des créatures Darwinistes, des croisements d'animaux naturels. J'ai beaucoup aimé ce monde très original. De superbes illustrations permettent d'aider à s'imaginer ces fameuses machines ou ces animaux modifiés. Le côté machines de guerre et dirigeables des Clankers donne tout de suite un touche Steampunk à ce roman. Et la magnifique carte en couleur qui nous présente ce monde alternatif, renforce ce côté Steampunk.

Je dis monde alternatif, car il y a un côté Uchronie dans ce livre. Cette histoire se passe au moment de la Première Guerre Mondiale et l'on découvre petit à petit le parallèle avec l'assassinat de François-Ferdinand, Archiduc de l'empire austro-hongrois mais avec certaines différences. Une postface très intéressante explique d'ailleurs les différences et les similitudes avec notre Histoire.

Comme souvent dans la lecture jeunesse le rythme est plutôt soutenu, ça avance bien, il se passe toujours quelque chose et l'on ne s'ennuie pas. Mais un défaut souvent aussi inhérent aux lectures jeunesses c'est que les choses se goupillent trop bien, et c'est malheureusement parfois le cas dans ce livre.

Malgré ce petit défaut, j'ai passé un très bon moment de lecture. C'est une lecture jeunesse originale, bien distrayante et très plaisante à lire. Je lirai donc la suite sans hésitation d'autant que ce tome est plutôt un tome d'introduction qui donne bien envie de lire la suite. Ça tombe bien elle est déjà dans ma PAL et une lecture commune est prévue avec Endea vers fin février-début mars. Avis aux amateurs.

Ce livre étant clairement du Steampunk et une Uchronie, je vais le compter pour le Défi Steampunk et pour mon challenge Winter Time Travel saison 2.

Impression :
Lu : du 2 au 21 janvier 2012

Auteur : Scott Westerfeld (Etats-Unis - 1963)
Editeur : Pocket Jeunesse
Parution : septembre 2010
Titre original : Leviathan
Parution originale : octobre 2009
Pages : 440

Les participants à cette lecture commune :
Endea, Yume, Shaya, Vert

CITRIQ

samedi 10 septembre 2011

Vingt mille lieues sous les mers - Jules Verne

Quatrième de couverture :
« Nous étions étendus sur le dos d'une sorte de bateau sous-marin, qui présentait, autant que j'en pouvais juger, la forme d'un immense poisson d'acier... »

Quelle est la véritable nature de ce « poisson d'acier », ce monstre phosphorescent qui défie toutes les flottes du monde ? Journalistes, scientifiques, marins, tous sont obsédés par cette interrogation. C'est au professeur Aronax et à ses deux compagnons, Ned Land et Conseil, que reviendra le privilège de pénétrer au cœur du mystère... Les voici à la fois hôtes de marque et prisonniers à perpétuité de l'incroyable Nautilus et de son génial concepteur, le capitaine Nemo. Mais qui est vraiment cet homme singulier ? Un fou visionnaire ? Un ingénieur d'une intelligence suprême ? Un homme blessé que la société humaine révulse ? Tout cela à la fois qui fait de cette exploration du fond des mers une aventure passionnante.

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune du mois d'août 2011 sur le Cercle d'Atuan.
C'est la première fois que je lis un livre de Jules Verne. Cela faisait longtemps que je voulais en lire un et Vingt mille lieues sous les mers me paraissait très adapté, vu que j'aime beaucoup la mer et les fonds sous-marins.
Je connaissais quand même vaguement l'histoire, enfin au moins la présence du capitaine Nemo et du Nautilus, mais guère plus.

Au début j'ai plutôt bien aimé. J'ai découvert le style de Jules Verne, plutôt désuet, mais qui va bien avec l'époque. J'ai découvert les personnages principaux, finalement assez caricaturaux, mais cela ne m'a pas gêné. Ned Land qui se croit le meilleur et qui est assez colérique, Conseil qui m'a fait bien sourire et qui est plutôt attachant et Aronax en bon professeur que tout intéresse. Les parties racontant leurs aventures et leurs découvertes étaient d'ailleurs les parties qui m'ont intéressées. Parce que pour le reste, je dois dire que j'ai quand même ramé pour finir ce livre. Oui je sais, on était dans un sous-marin et pas sur une galère, mais quand même.

En fait il y avait pour moi beaucoup trop de descriptions et d'énumérations. Ce livre pourrait se lire comme un documentaire sur un tour du monde. Pour l'époque cela devait être fabuleux, les lecteurs découvraient le monde, avec en plus la touche sous-marine. Mais de nos jours, avec les moyens d'information actuel, je n'ai finalement pas découvert ni appris grand chose, à part peut être un peu sur le contexte historique. En plus le côté documentaire pourrait expliquer les descriptions, mais pas les énumérations sans fin. J'ai finie par me lasser et même le côté romanesque de l'histoire n'arrivaient plus à compenser. La plupart des phases d'action ou de suspens ne durent que quelques lignes et la seule partie qui m'a un peu captivée est la partie au pôle sud et qui dure quand même plusieurs chapitres.

Au bout d'un moment tout ce qui m'intéressait c'était de savoir la fin et j'ai plusieurs fois songé à y aller directement. Je l'ai finalement lu en entier car le style de Jules Verne est agréable et facile à lire, mais bon en sautant toutes les énumérations. Pour finir j'ai été déçue par la fin qui n'apporte finalement aucune réponse aux quelques mystères apparus petit à petit dans l'histoire.

Globalement je suis quand même assez déçue par ce livre mais je ne regrette pas de l'avoir lu. Je suis contente d'avoir lu une fois dans ma vie un Jules Verne et d'avoir découvert un auteur visionnaire pour son époque. Il faut quand même se rappeler que ce livre a été écrit entre 1867 et 1869. A titre indicatif, Charles Darwin a publié 'De l'origine des espèces par voie de sélection naturelle' en 1859 , la guerre de Sécession a commencé en 1861 et la dynamo a été inventée en 1869. Alors à l'époque, un sous-marin à propulsion électrique, ça tient de la science fiction. Il faudra d'ailleurs attendre 1899 pour voir le premier sous-marin réellement opérationnel. Je suis donc ravie d'avoir lu un classique de l'anticipation, et même un des premiers livres de science-fiction car H. G. Wells a publié La Machine à explorer le temps en 1895 et La guerre des mondes en 1898.
Peut être cependant faut-il lire Vingt mille lieues sous les mers plus jeune, pour s'émerveiller des aventures du Nautilus car pour moi ce n'était pas très palpitant.

Même si le caractère Steampunk n'est pas très marqué, il est néanmoins bien présent avec une technologie en avance sur son temps pour le Nautilus et la visite des mondes sous-marins, le tout au XIXe siècle. Je vais donc compter ce livre pour mon défi Steampunk.

Je vais bien sur aussi le compter pour mon challenge Jules Verne

Impression :

Auteur : Jules Verne (France - 1828-1905)
Editeur : Hachette
Collection : Bibliothèque Hachette
Parution : novembre 2001
Format : grand format avec illustrations
Pages : 309

Les Atuaniens en parlent :
RoseTigger LillyVertMaëlig

dimanche 7 août 2011

Krine, tome 1 : Les pilleurs de cercueils - Stéphane Tamaillon

Quatrième de couverture :
Londres, 1889. Le détective privé Hector Krine est chargé d’élucider une mystérieuse histoire de vols de cadavres. Son enquête le mène jusqu’au cœur des quartiers populaires de la capitale anglaise, où s’entassent les miséreux et les Grouillants, des créatures surnaturelles débarquées des quatre coins de l’Europe, fuyant les persécutions.
Quand la nécromancienne Hécate, son amour de jeunesse, est assassinée, l’affaire prend pour Krine une tournure très personnelle. Qui est vraiment Matthew ? Que lui veulent cette meute de loups-garous et cet étrange colosse coiffé d’un chapeau melon ? Quels liens les unissent aux pilleurs de cercueils ? Pour le découvrir, Krine va devoir se confronter à son passé et accepter ses origines…
Les pilleurs de cercueils est le premier volet des enquêtes d’Hector Krine.

« Les dents serrées, Krine rangea son arme. Couché sur une dalle, entre deux bouquets d’épineux, un grand lion de marbre lui adressait un regard contrit. Le détective baissa les yeux. Il avait horreur de la défaite. »

Mon avis :
Je ne sais plus trop comment j'ai découvert ce livre. Je crois que la couverture m'a attiré l'oeil. Et puis je me rappelais qu'il avait été sélectionné pour les Futuriales 2011. Bref quand je l'ai vu à la bibliothèque je me suis jetée dessus et je ne le regrette vraiment pas, car j'ai passé un petit moment de lecture très agréable.

Ce livre démarre sur les chapeaux de roues. Après un petit prologue se passant en Ukraine 28 ans avant l'histoire principale, on se retrouve à Londres en 1889 dans une course poursuite qui vous met dans l'ambiance.
Ambiance Steampunk tout d'abord avec des autocabs sans chevaux, dont un épais nuage de fumée s'échappe des chaudières, et conduits par des automates en tenue de cocher. Le côté Steampunk n'est pas très développé, mais pourtant il est bien présent, avec une histoire qui se passe en 1889, des machines à vapeur et des automates, et une lutte des classes entre grouillants et humains. Je ne m'attendais pas du tout à ce soupçon de Steampunk et ce fut pour moi une très agréable surprise. En plus cela me permet de le compter pour mon défi Steampunk.

Passé le prologue, on trouve aussi une ambiance très Londonienne avec l'avenue Picadilly et l'apparition d'un bobby dès le premier chapitre.

Ce premier chapitre nous fait découvrir les Grouillants, des créatures surnaturelles diverses et variées, ayant chacun des pouvoirs particuliers, et dont nous allons rencontrer de nombreux membres, au fur et à mesure des chapitres. Ils se retrouvent à Londres pour trouver du travail, mais ils sont très mal acceptés, et même parfois persécutés par les humains. Ils s'amassent donc dans l'East End, avec tous les miséreux et les exclus.

Le premier chapitre nous permet aussi de rencontrer Krine, le détective privé, héros de cette histoire. Ce personnage très attachant reste tout de même mystérieux. Même si on fait sa connaissance petit à petit dans ce tome, je pense qu'il nous reste encore beaucoup à découvrir dans les tomes suivants.

J'ai été d'entrée happée par ce livre. Les évènements s'enchainent et le rythme reste très soutenu. Les combats ou les courses poursuites sont bien décrits et la tension monte. L'intrigue est bien menée avec des fausses pistes et des rebondissements. Des références très diverses comme le Sphinx, Docteur Jekyll, Sherlock Holmes, et j'en passe, amusent le lecteur. D'ailleurs une Postface très intéressante aborde les coulisses de ce livre et revient sur ces références. Bref, une très bonne lecture jeunesse. Décidément, après Fedeylins, c'est le deuxième livre de chez Gründ que j'apprécie beaucoup.

En tout cas, voici encore une série que je vais suivre. Vivement la sortie du tome 2, L'affaire Jonathan Harker, car l'épilogue du tome 1 lance une nouvelle intrigue. J'ai vu sur le site de l'auteur qu'il sortira le 1er octobre 2011.

Impression :

Auteur : Stéphane Tamaillon (France- 1970)
Editeur : Gründ
Parution : septembre 2010
Format : grand format
Pages : 284

On en parle sur le web :
Une interview de l'auteur chez Uchronie.com

dimanche 8 mai 2011

Rue Farfadet - Raphaël Albert

Quatrième de couverture :
Panam, dans les années 1880 : les humains ont repris depuis longtemps la main sur les Peuples Anciens. Sylvo Sylvain a posé son havresac dans la rue Farfadet, gouailleuse à souhait. Il exerce la profession exaltante de détective privé et les affaires sont nombreuses ! Des adultères, des maris jaloux, des femmes trompées, etc. Ni très rémunérateur, ni très glorieux... Alors, Sylvo fréquente assidûment les bars et les lieux de plaisir en tout genre où son charme envoûte ces dames...
Jusqu’au jour où, lors d’une banale enquête de routine, il se trouve mêlé à une machination dépassant l’entendement. Le voilà, bien malgré lui, chargé de l’affaire par l’un des trois puissants ducs de Panam. Saura-t-il tirer son épingle de ce jeu compliqué et dangereux ?

Mon avis :
J'ai découvert ce livre par hasard sur le web, je crois que c'était lors de la sortie de Avant le déluge, la suite de Rue Farfadet. Oui parce qu'en fait, Rue Farfadet est le tome 1 Des extraordinaires & fantastique enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé. Lorsque j'ai lu le sujet, je ne saurais dire précisément pourquoi, j'ai tout de suite été attirée. Je pense que c'est le mélange fantasy et steampunk. C'est d'ailleurs ce que j'ai dit à Raphaël Albert lorsqu'il m'a dédicacé Rue Farfadet au Salon du Livre 2011. A noté que c'est son premier roman.

Alors pour la fantasy il y a de la magie et on suit les aventures d'un elfe, Sylvo Sylvain, un détective privé plutôt nonchalant et très porté sur la bouteille. Il vit à Panam avec d'autres races comme des nains, des gobelins ou des centaures, mais toutes ces races non humaines sont plutôt mal acceptées et souvent cantonnées à des métiers peu glorieux.

Pour le côté steampunk, et bien, cela se passe au XIXe siècle, en 1880 pour être précise. Panam est en fait une représentation sombre de Paris. Avec les voitures ou les motos à vapeur qui commencent à remplacer les chevaux, un soupçon de lutte des classes, on se situe au début de la révolution industrielle. Les dirigeables ne sont pas très présents mais tout de même évoqués.

L'enquête est assez simple mais ce roman est très original. Il y a de l'humour dans les répliques des personnages, les pensées désabusées de Sylvo ou avec par exemple le renommage de certains lieux de Paris comme la Rue Ossement ou la Foire du Troll. Ces deux là je dois dire qu'ils m'ont bien fait sourire. L'auteur a su créer une ambiance, une atmosphère, en inventant même les noms des mois, des jours de la semaine ou même des moment de la journée. La couverture contribue aussi à nous mettre dans cette ambiance.
Sylvo est un personnage attachant, pas vraiment un héros, il subit plutôt les évènements. Il va devoir d'ailleurs bien malgré lui mener une enquête qui le dépasse. Mais j'ai préféré Pixel, le discret mais efficace pillywiggin. Il y a bien sur plein d'autres personnages à découvrir, humains ou non

L'histoire est raconté à la première personne par Sylvo lui même. Quand l'auteur veut faire parler un autre personnage, ou raconter quelque chose alors que Sylvo n'est pas là, il utilise habilement les coupures de journaux, reproduites tel quel par Mnémos, avec la publicité et tout. J'ai trouvé que cela donnait un charme tout particulier à ce livre.

Par contre j'ai trouvé qu'on en apprenait pas assez sur le passé de Sylvo et pourquoi il s'est retrouvé à Panam. Peut être en apprendrais-je plus dans le tome 2, Avant le déluge, car c'est sur, je le lirai très bientôt.

Même si le caractère Steampunk n'est pas très marqué, il est néanmoins bien présent. Je vais donc compter ce livre pour mon défi Steampunk.

Impression :

Auteur : Raphaël Albert (France - 1972)
Editeur : Mnémos
Collection : Dédales
Couverture : Aurélien Police
Parution : octobre 2010
Format : grand format
Pages : 235

On en parle sur le web :
Une interview de l'auteur et de l'illustrateur sur le site Uchronies.com

dimanche 20 mars 2011

Grandville - Bryan Talbot

Quatrième de couverture :
Audacieux, fantastique et retors !

Dans le Paris de la Belle Époque, l’inspecteur LeBrock de Scotland Yard est sur la piste d’un mystérieux assassin.
Inspiré par le travail du caricaturiste français du XIXe siècle J.J. Grandville et l’illustrateur de science-fiction Robida – sans parler de sir Arthur Conan Doyle, Rupert l’Ours et Quentin Tarantino –, Bryan Talbot fait une fois encore la preuve de son immense talent.

« Un thriller absolument merveilleux.
Un scénario à rebondissements qui ne vous laisse pas vous échapper, des scènes d’action tout simplement géniales.
Du début à la fin, Grandville vous en met plein les yeux. »
The Times
« Bryan Talbot nous en fait voir de toutes les couleurs – courses-poursuites frénétiques, échanges de coups de feu vicieux et un scénario qui emprunte à toute vitesse les rues impeccablement pavées de Grandville. »
Forbidden Planet
« On ne présente plus l’extraordinaire Bryan Talbot. »
Metro

Mon avis :
Je ne saurais vraiment expliquer pourquoi, mais ce comics m'avait tapé dans l'oeil quand Milady Graphics l'avait annoncé. Plus d'un an après je ne regrette pas de l'avoir acheté récemment car c'est mon premier coup de coeur 2011.

Coup de cœur 2011

Nous suivons les aventures de l'Inspecteur LeBrock dans un Paris uchronique et steampunk, appelé dans l'histoire, Grandville. Uchronique car deux cent ans avant l'histoire qui nous est contée, l'Angleterre perdit la guerre contre Napoléon. Elle fut alors envahie par la France et intégrée à l'Empire français. L'Angleterre a récemment récupéré son indépendance après plusieurs attentats. Il en résulte à l'époque où ce passe cette histoire, un climat carrément anglophobe et c'est dans ce contexte, que le très anglais Inspecteur LeBrock de Scotland Yard, va devoir mener son enquête à Grandville.

Pour le côté steampunk, on le découvre dès les premières planches, lors d'une course poursuite à grand renfort de moyens de locomotion à vapeur, et nous le retrouverons tout au long du comics.

Bryan Talbot est à la fois le scénariste et l'illustrateur. Et je dois dire que j'ai trouvé les dessins vraiment magnifiques. Il y a d'ailleurs en postface quelques explications sur la création d'une planche pas à pas. En plus des couleurs splendides, j'ai relevé quelques détails comme des effets de flou pour représenter la vitesse ou le tour des cases en noir, au lieu du blanc habituel, lorsque cela se passe la nuit.

Un autre point marquant de ce comics est que tous les personnages sont des animaux anthropomorphes. Leur nom est d'ailleurs en relation avec la race de l'animal. Là encore une explication de l'auteur sur la tradition anthropomorphique, exclusive à l'édition française, se trouve à la fin du comics.

Voici une image qui vous illustre parfaitement à la fois le côté action, le côté steampunk et le côté anthropomorphique de ce comics, tout en vous donnant un aperçu des dessins et des couleurs.

image du site officiel de l'auteur http://www.bryan-talbot.com
Vous pouvez trouver d'autres images et informations sur cette page Grandville chez Bryan Talbot

Sinon que rajouter, il y a de l'action, du suspens, des rebondissement et une enquête bien ficelée dans un univers riche. La fin est peut-être un peu irréaliste, mais ne boudons pas notre plaisir, j'ai passé un excellent moment avec ce comics. Souhaitons juste que Milady Graphics publie le second tome, intitulé en anglais "Grandville mon amour" et sorti en décembre 2010.


Voici ma troisième, et probablement dernière entrée pour le Challenge Winter Time Travel, vu que la date de fin approche.

Ce sera aussi mon entrée Milady Graphics pour le challenge Milady

Impression :

Auteur : Bryan Talbot (Angleterre - 1952)
Editeur : Milady Graphics
Parution : février 2010
Titre original :
Parution originale : 2009
Format : comics
Pages : 128


On en parle sur le web :
Bulle D'EncreLoula, il était une fois
polychronique(s)Blog de A.C. de Haenne

mercredi 2 février 2011

Bohème - Mathieu Gaborit

Quatrième de couverture :
Après la révolution industrielle, l’Europe a été submergée par une substance étrange et dangereuse, l’écryme. Reliées par un fragile réseau de traverses d’acier, seules quelques cités gouvernées par l’aristocratie capitaliste émergent dans cette mer corrosive. Mais sous le joug de la Propagande, la révolte gronde...
Quand un dirigeable porteur d’une précieuse cargaison clandestine s’échoue dans l’écryme, c’est Louise Kechelev, avocate-duelliste et fille de révolutionnaires praguois, qui est chargée de récupérer la cargaison. Dans la même zone, un régiment de hussards en mission de reconnaissance a été décimé par une mystérieuse crise de folie. Seul survivant, le commandant Léon Radurin doit fuir les foudres de la Propagande.
Pour Louise et Léon, c’est le début d’un voyage sans retour aux confins des traverses, où se murmure le nom d’une cité perdue : Bohème.

Mon avis :
J'ai lu ce livre dans la cadre de la lecture commune du mois de janvier sur le Cercle d'Atuan.
Il y a des livres qui ne vous passionnent pas, mais vous le sentez un peu dès le début. Il y a des livres dans lesquels vous avez du mal à rentrer mais qui finalement vous passionnent par la suite. Ce livre, regroupant en fait 2 tomes, m'a passionnée dès le début, mais m'a finalement plutôt déçue à la fin.

Dès le début j'ai adoré ce monde créé par Mathieu Gaborit, ce monde constitué de villes entourées par l'écryme et reliées par des traverses. J'ai trouvé ce monde vraiment très original. C'est un univers Steampunk, où l'on se déplace en dirigeable, les voitures sont à vapeur et les avocats-duelliste se battent en duel pour défendre leur client, au lieu de plaider à la court.
Côté politique cela fait pensé à certaines périodes de l'histoire d'Europe avec la Propagande qui verrouille tout. Liés à la Propagande, on va découvrir plusieurs métiers comme les Mouches, les Dégraisseurs ou les Métropolites, mais malheureusement peu développés. Car c'est le gros point faible de ce livre. Il est bourré d'idées, mais elles sont toutes survolées. Les deux personnages principaux sont attachants, mais pas assez développés. On ne les suit d'ailleurs que dans quelques chapitres. On croise des personnages secondaires très intéressants mais ils ne font que des apparitions. Ce monde est très riche mais totalement sous exploité. Bref un seul mot me vient à l'esprit pour résumer tout ceci : c'est un beau gachi.

Ce livre est issu d'un jeu de rôle et cela se sent. L'histoire progresse vite, d'un chapitre à l'autre, on va se retrouver d'un endroit à un autre, d'un personnage à un autre, mais sans vraiment de suivi, sans liant non plus. On saute d'une histoire à une autre, comme si l'auteur nous donnait des éléments pour développer notre histoire et notre personnage dans un jeu de rôle.

Tout ceci se recoupe un peu à la fin, sans vraiment arranger les choses car la fin est quand même bizarre et les explications qu'elle fourni ne sont pas très claires.

Mon sentiment est partagé. J'ai adoré ce monde. Gaborit est vraiment très inventif. Mais finalement je suis un peu frustrée par l'histoire qui se déroule dans ce monde.
Je suis déçue par l'exploitation que l'auteur a fait de son monde

C'est le premier livre de Mathieu Gaborit que je lis, et j'ai bien aimé son style, son talent pour mettre dans l'ambiance. Je tenterai probablement de lire un autre de ses livres, comme Les Chroniques Crépusculaires, en espérant que cela soit moins brouillon.

Impression :

Auteur : Mathieu Gaborit (France - 1972)
Editeur : Folio SF
Parution : mai 2010
Format : poche
Pages : 385

On en parle sur le web :
Steampunk, Science Fiction et FantasyElycorp
L'étrange bibliothèque de Calenwen Sherryn

dimanche 1 août 2010

Viktoria 91 - Pierre Pevel

Quatrième de couverture :
Londres, 1891.
Un tueur rôde dans le quartier de Whitechapel.
A la lueur blafarde d'un réverbère gît un bobby, le crâne défoncé... C'est un androïde que de braves londoniens s'apprêtent déjà à démonter !
Reporter impétueux, Norman Latimer se lance dans une enquête délicate : quel rôle jour la mystérieuse Lady Audrey Burton ? Pourquoi se confie-t-elle à lui ? Craindrait-elle de faire appel à Scotland Yard ?
Latimer est perplexe. Il se trouve confronté à d'étranges phénomènes. Heureusement son vieil ami, l'inspecteur Doty et Kate Harbuck, la prostitue au grand coeur, vont lui venir en aide, chacun à sa façon.
Dans ce monde singulier, où les fiacres conduits par des cochers-robots sont attelés à des chevaux mécaniques, la tenacité de Doty et de Latimer sera mise à rude épreuve !

Mon avis :
De Pierre Pevel, je n'ai finalement lu que Les lames du cardinal, mais ce fut un de mes coups de coeur de la fin d'année 2009. Grace à Olya, qui est une grande fan de Pierre Pevel, j'ai découvert Viktoria 91, dont je n'avais absolument jamais entendu parlé. Pour tout vous avouer, en plus d'avoir été écrit pas Pierre Pevel, c'est le côté court du roman qui m'a attiré. Cela fait du bien parfois de se plonger dans une histoire et d'avoir le dénouement en quelques heures. D'autant plus que l'auteur trouve quand même le temps de nous fait découvrir un Londres à l'époque victorienne, mais où les fiacres sont conduits par des robots et tirés par des chevaux mécaniques. Et oui ce roman est classé dans la catégorie steampunk. C'est d'ailleurs le premier roman que je lis dans ce sous-genre de la Science-Fiction. C'est peut être aussi une des raisons qui m'a fait lire ce livre. J'étais très curieuse de découvrir le steampunk. Bon ce roman n'est peut être pas le plus détailler sur les technologies spécifiques à ce genre, mais il y a quand même quelques petits détails, comme les moyens de transport que j'ai mentionné plus haut, mais il y en a d'autres que je vous laisse découvrir. Je pense d'ailleurs que ce ne sera pas le dernier roman steampunk que je lirai

Pour en revenir au livre, c'est en fait un roman policier où l'on suit l'enquête de Norman Latimer aider de son ami l'inspecteur Doty. Si vous y voyez une petite allusion à Sherlock Holmes et Watson, deux enquêteurs très connus de l'époque victorienne, sachez qu'un petit clin d'oeil leur est fait dans ce livre.
J'ai trouvé l'intrigue est bien menée, et tout au long de l'enquête, l'auteur nous donne de petits indices, par ci, par là, au travers des découvertes et de réflexions de Latimer. Mais rien ne peut vous préparer à la fin sublime de ce récit, qui explique tout, y compris le titre. Mais là, je vous laisse la découvrir.

Les termes anglais comme "Criminal Investigation Division" ou "Police constables" sont conservés avec des notes de bas de pages pour les explications. J'ai trouvé ça une excellente idée, cela renforce notre impression d'être à Londres. En plus bien sur des descriptions de l'auteur, que j'avais eu le plaisir de découvrir dans Les lames du cardinal avec le Paris de 1633. Ici Pierre Pevel nous décrit avec toujours beaucoup de réalisme, un Londres de 1891 et le quartier malfamé de Whitechapel.

Un livre que je vous recommande donc pour passer un bon petit moment de lecture, ou pour comme moi, découvrir le genre Steampunk.


Impression :

Auteur : Pierre Pevel (1968 - France)
Editeur : Imaginaires Sans Frontière
Parution : mai 2002
Pages : 186

On en parle sur le web :
OlyaElixirsMes imaginaires