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samedi 7 décembre 2013

Les Tiges - Thomas Geha

Mon avis :
Cette nouvelle fait partie de l'anthologie Destination Univers mais j'ai préféré la chroniquer séparément pour finir mon tour d'horizon des Planètes Pirates puisque cette nouvelle est située dans cet univers. Comme son nom l'indique elle permet d'en apprendre plus sur les Tiges que j'ai rencontré pour la première fois dans La guerre des Chiffonneurs. Au travers de plusieurs personnages et d'événements se produisant sur une période d'environ sept heures, on en apprend plus sur le rapport entre les Tiges et les humains et sur la guerre avec les Ailaidarlis. Elle permet aussi de retrouver au travers de quelques lignes Cinerna, un des héros dans La guerre des Chiffonneurs. Pour les lecteurs du cycle des Planètes Pirates cette nouvelle permet de découvrir un peu plus cet univers et j'avoue qu'à chacune de mes lectures j'ai envie d'approfondir cet univers créé par Thomas Geha. Mais pour les lecteurs qui lisent cette nouvelle comme juste faisant partie d'une anthologie, c'est une nouvelle qui bouge bien, qui met vite en place le décor et qui nous plonge rapidement dans l'action. Bref moi qui d'habitude n'apprécie pas trop les nouvelles là j'ai passé un très bon moment. Mais le fait qu'elle m'en apprenne plus sur l'univers des Planètes Pirates y contribue surement

Bon je ne finirai pas ce challenge mais je compte quand même cette nouvelle ce qui me fera 4 participations sur les 6 prévues.

Impression :

Auteur : Thomas Geha (France - 1976)
Editeur : Griffe d'Encre
Parution : février 2012
Pages de la nouvelle : 23

dimanche 27 janvier 2013

Dragon de glace - George R.R. Martin

Quatrième de couverture :
D'un blanc cristallin, ce blanc dur et froid, presque bleu, le dragon de glace était couvert de givre ; quand il se déplaçait, sa peau se craquelait telle la croûte de. neige sous les bottes d'un marcheur et des paillettes de glace en tombaient. Il avait des yeux clairs, profonds, glacés. Il avait des glaçons pour dents, trois rangées de lances inégales, blanches dans la caverne bleue de sa bouche. S'il battait des ailes, la bise se levait, la neige voltigeait, tourbillonnait, le monde se recroquevillait, frissonnait. S'il ouvrait sa vaste gueule pour souffler, il n'en jaillissait pas le feu à la puanteur sulfureuse des dragons inférieurs. Le dragon de glace soufflait du froid.

Mon avis :
Ce recueil inédit contient quatre nouvelles sur lesquelles je vais vous dire quelques mots.

Dragon de glace: Difficile de parler longuement d'une nouvelle si courte, mais j'ai trouvé celle-ci très belle. Peut être un peu trop prévisible, mais l'écriture de Martin est superbe. La description qu'il fait du dragon de glace et des paysages hivernaux est magique et très poétique. Cette nouvelle fait un peu conte, ou histoire pour enfant. Une petite nouvelle que j'ai bien aimée lire à l'approche de Noël.
version US : Ice Dragon publiée en 1980 dans l'anthologie Dragons of light
version FR : Le Dragon de glace 2002 dans Bifrost n° 28

Dans les Contrées Perdues: Une nouvelle avec beaucoup plus de descriptions que la précédente, mais les descriptions des Contrées perdues sont encore une fois très réussies. On ressent très bien la désolation de ces contrées. Le thème de cette nouvelle est plutôt classique, avec le bon génie qui exauce les voeux, mais il y a souvent un revers de la médaille. Du coup c'est plutôt une nouvelle à chute, car on attend quel va être la contrepartie du voeux une fois exaucé. Une nouvelle un peu moins prévisible que la précédente, basée surtout sur l'ambiance, et c'est tant mieux car j'ai trouvé les dialogues parfois un peu bizarres.
version US : In the Lost Lands publiée en 1982 dans Amazons II
version FR : Dans les contrées perdues publiée en 2003 dans Asphodale n°3

L'Homme en forme de poire: Là on passe clairement à une nouvelle fantastique, plutôt stressante, voir parfois dérangeante. C'est souvent ce que j'attends des nouvelles fantastiques, et là je dois dire que la description que Martin fait de L'homme en forme de poire, le personnage, pas la nouvelle, est plutôt répugnante et m'a parfois mise mal à l'aise. La tension monte au cours des pages et la fin est vraiment surprenante.
version US : The Pear-Shaped Man publiée en 1987 dans Omni
version FR : L'Homme en forme de poire, 2004 dans Bifrost n°33
La nouvelle L'Homme en forme de poire a remporté le prix Bram Stoker de la meilleure nouvelle longue en 1987.

Portrait de famille: Encore une nouvelle fantastique dont l'histoire m'a tout de suite accrochée avec des portraits peints par la fille d'un auteur qui prennent vie le temps d'une nuit. Les personnages de ces tableaux sont en fait des personnages des romans de cet auteur. Une nouvelle très intrigante, où de nombreux flashback, pas toujours facile à suivre, permettent petit à petit de comprendre les raisons de la fille de l'auteur. Bon j'avoue ne pas avoir absolument tout compris aux dernières lignes de cette nouvelle, mais elle était bien prenante.
version US : Portraits of His Children publiée en 1985 Asimov's
version FR : inédit en France
La nouvelle Portrait de famille a remporté le prix Nebula de la meilleure nouvelle longue en 1985.

Un recueil sympa, agréable à lire, mais je crois que j'attendais un peu plus de George R.R. Martin. Il nous montre cependant avec ces quatre nouvelles que son talent ne se limite pas au Trône de Fer. Et puis soyons honnête, moi qui d'habitude n'aime pas trop les recueils de nouvelles, j'ai passé un bon moment de lecture avec celui-ci. Ce recueil inédit est vraiment une bonne idée d'ActuSF.

Remarque sur la version numérique que j'ai lu, j'ai été un peu déçue avec la table des matières pas du tout homogène et ne contenant même pas la quatrième nouvelle.

Ma première entrée pour le Challenge "Je lis des nouvelles et des novellas"


1/26 pour la lettre M

Lecture commune avec Endea

Impression :

Auteur : George R.R. Martin (Etats-Unis - 1948)
Editeur : ActuSF
Collection : Perles d'Épice
Parution : mai 2011
Nombre de pages de la version papier : 194

On en parle sur le web : Xapur, Gromovar, Lorhkan

vendredi 26 octobre 2012

Chroniques Martiennes - Ray Bradbury

Quatrième de couverture :
«"J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis.- Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.Les Martiens étaient là - dans le canal - réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman.Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau...»



Mon avis :
J'ai lu ce livre dans le cadre de la lecture commune du mois d'août sur le Cercle d'Atuan. En hommage à Ray Bradbury, décédé le 5 juin 2012, nous avons fait un mois Bradbury en août. C'était pour moi l'occasion parfaite de lire deux classiques de la science-fiction, Fahrenheit 451 que j'ai déjà chroniqué ICI et Chroniques martiennes .

Au début j'ai beaucoup apprécié. Je ne m'attendais pas du tout à ça en fait. Les nouvelles ont un ton plutôt fantastique et le côté science-fiction, c'est juste que cela se passe sur Mars. L'écriture de Bradbury est très poétique, les descriptions font rêver, car les paysages martiens, les maison et les technologies sont très idylliques. Qui n'a jamais rêvé de dormir sur un nuage de brume ? Ou de se faire une fondu bourguignonne avec un bol de lave ?

Et puis comme souvent avec les recueils de nouvelles, j'ai commencé à me lasser. Au bout d'un moment je décroche, j'ai du mal à enchainer les nouvelles. Quand j'en ai lu une, même une qui m'a plu, j'ai du mal à ré-ouvrir le livre pour lire la suivante. Bien sur il y le côté chronologique qui peut inciter à continuer, il y a l'intérêt de savoir comment les terriens vont finir. Mais dans ce cas je préfère lire un roman et suivre un personnage. Bon d'accord c'est difficile sur une telle période, mais alors plusieurs personnages sur différentes périodes. Il y a par exemple une nouvelle où on retrouve un personnage d'une nouvelle précédente, et là j'ai tout de suite mieux accroché. En tout cas au bout d'un moment j'ai ressenti la même lassitude qu'avec Demain les chiens. Mais bon en prenant mon temps, en lisant une ou deux nouvelles de temps en temps, j'ai finalement réussi à finir ce livre et je suis contente d'avoir persévéré car j'ai bien aimé certaines nouvelles de la fin et comment cela fini.

Pour en revenir aux nouvelles elles même, certaines sont plus politiques, essayant de dénoncer quelque chose, certaines sont plus fantastiques, et c'est d'ailleurs souvent ces dernières que j'ai préférées. Dans mes favorites plutôt situées au début du recueil je noterai :
  • Ylla : qui nous permet de découvrir Mars et ses habitants.
  • Les hommes de la Terre, La troisième expédition et Et la lune qui luit : qui nous content les expéditions terriennes.
  • Rencontre nocturne : une rencontre bien étrange.
Et passé le milieu qui m'a moins passionné, je noterai vers la fin du recueil les nouvelles :
  • Usher II : un clin d'oeil à la nouvelle d'Edgar Allan Poe.
  • Le Martien : une nouvelle très émouvante.
  • Les villes muettes : une nouvelle traitant de la solitude sur un ton humoristique
  • Les longues années : une nouvelle intrigante et touchante.

Certaines nouvelles ont un côté vraiment fantastique, vraiment étrange, on ne sait pas trop où on va et on attend la chute avec impatience. J'avais un peu l'impression de regarder des vieux épisodes de Twillight Zone (La quatrième dimension) avec leur côté étrange et une fin inattendue et surprenante.
Un classique de la Science-Fiction que je ne regrette pas d'avoir lu, mais qui risque d'être vite oublié, à part peut être une ou deux nouvelles.

Je vais bien sur compter ce livre pour mon challenge Chefs d'oeuvre de la SFFF.

Impression :

Auteur : Raymond Bradbury (Etats-Unis - 1920-2012)
Editeur : Folio SF
Parution : janvier 2001
Titre original : The martian chronicles
Parution originale : 1950 aux Etats-Unis et 1954 en France
Format : poche
Pages : 334

Les Atuaniens en parlent :
Julien, Lune, Olya, Vert, Yume 

lundi 31 mai 2010

Janua Vera - Jean-Philippe Jaworski

Quatrième de couverture :
Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l'angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil? S'agit-il d'un drame intime, ou bien de l'écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ?
Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives? Scrupule d'AEdam, le chevalier, à manquer aux lois de l'honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d'être un jour l'objet d'un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu'on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres... À travers sept destins se dessine une géographie du vieux royaume, et ses intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les clefs se nichent, pour beaucoup, dune les méandres du cœur humain.

Mon avis :
J'avais beaucoup entendu parlé de ce livre, mais je dois avouer que je n'aime pas trop les recueil de nouvelles, et si ce n'était pas pour la lecture commune du mois d'Avril sur le Cercle d'Atuan je n'aurais probablement jamais lu ce livre. N'appréciant pas trop les nouvelles, je partais avec un apriori négatif. Pourtant j'ai quand même plutôt pas mal apprécié cette lecture. Bien sur certains nouvelles m'ont plus plu que d'autres.

Je placerai dans un trio de tête, Mauvaise donne pour son action, son suspens et son intrigue politique très bien expliquée, Conte de Suzelle pour la vie d'une petite fille racontée dans un nouvelle très prenante et au rythme soutenu, et enfin Jour de Guigne pour son côté humour et son clin d'oeil à Terry Pratchett. Je placerai dans un second trio, Le service des dames dont j'ai bien aimé la conclusion mais dont j'ai trouvé la partie roman courtois plutôt ennuyeuse, Une offrande très précieuse pour son personnage principal qui est loin d'être un super héros et Le confident pour son ambiance sombre et étouffante. Par contre celle que j'ai le moins aimé, c'est Janua Vera. Peut être que cette nouvelle étant la première, elle a été victime de mon apriori négatif du début.

Ce qu'il faut reconnaître c'est que l'auteur sait créer des ambiances, très bien rendues et pourtant très différentes d'une nouvelle à l'autre. Autant Mauvaise donne nous décrit une ville style italienne à la chaleur étouffante, autant Le service des dames nous décrit une vallée très humide. Et l'auteur dans les deux cas nous fait très bien sentir le climat. On transpirerait presque dans Mauvaise donne et l'on frissonnerait presque dans Le service des dames. De même que les ambiances, l'auteur sait aussi créer des personnages très différents. Cela va de l'assassin dans Mauvaise donne à la jeune fille dans Conte de Suzelle, ou encore du scribe dans Jour de guigne au roi dans Janua vera. Pourtant là encore l'auteur s'en sort très bien pour nous décrire des caractères aussi bien héroïque qu'introverti, selon les nouvelles et leurs personnages principaux.

C'est dans ce genre de cas que la découverte d'un livre au cours d'une lecture commune prend tout son sens, car je n'aurais probablement jamais ouvert ce recueil par moi même. Mais finalement je ne regrette vraiment pas de mettre un peu forcé à le lire et à le finir car j'en garde quand même un bon souvenir.

Impression :

Auteur :Jean-Philippe Jaworski (1969 - France)
Editeur : Les moutons électriques
Parution : mai 2007
Format : moyen
Pages : 313

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
DaenerysEl Jc
OlyaTigger Lilly
Vert

dimanche 27 septembre 2009

La patrouille du temps - Poul Anderson

Quatrième de couverture :
Le Voyage dans le Temps, c'est très bien. En particulier pour les touristes, les historiens et les archéologues.
Mais il y a aussi quelques illuminés qui entendent en profiter pour modifier le cours de l'Histoire. Assassiner un fondateur de religion, changer l'issue d'une bataille, et - pourquoi pas ? - amputer le nez de Cléopâtre, voire se tailler un empire personnel en important de l'avenir des armes prohibées.
C'est déjà inquiétant pour l'humain ordinaire, encore qu'il ne s'apercevrait jamais de cette réécriture de l'Histoire, surtout s'il y disparaissait.
Mais c'est carrément intolérable pour les Danelliens de l'avenir lointain, plus d'un million d'années, les surhommes de l'avenir, qui n'ont aucune envie d'être éradiqués.
Ils ont donc créé la Patrouille du Temps chargée de maintenir l'Histoire dans son droit fil. Qui mène à eux.
Le cycle de La Patrouille du Temps, qui comportera quatre volumes, est l'un des classiques les plus fameux de la science-fiction, dû à l'un de ses plus éminents créateurs, Poul Anderson.

Sommaire :
Ce recueil comporte 5 nouvelles :
- La Patrouille du temps (Time Patrol), pages 7 à 70
Cette nouvelle est une introduction à la saga de La Patrouille du Temps. L'auteur nous présente son héros, Manse Everard, alors que celui-ci est embauché par La Patrouille du Temps. Après sa formation, cette nouvelle donne lieu à deux aventures, dont une durant laquelle il va aider son ami Charles Whitcomb.

- Le Grand roi (Brave to be a king), pages 71 à 143
Cette nouvelle se passe en Perse au VIe siècle av. J.-C et Manse Everard doit encore sauver un ami, Keith Denison.

- Les Chutes de Gibraltar (Gibraltar falls), pages 145 à 164
Une nouvelle très courte sur Manse Everald et deux collègues en vacances.

- Échec aux Mongols (The only game in town), pages 165 à 219
Cette nouvelle raconte les aventures, de Manse Everard et John Sandoval, deux patrouilleurs du temps face aux Mongols, en Amérique du Nord au XIIIe siècle.

- L'Autre univers (Delenda Est), pages 221 à 286
Cette nouvelle se passe dans le présent de Manse Everard, à savoir à New-York en 1960. Mais ce présent a été complètement bouleversé et Manse et son compagnon Piet Van Sarawak vont essayé de rectifier leur ligne temporelle.

Mon avis :
Moi qui aime bien les histoires de voyages dans le temps, j'ai bien aimé ce livre. Chaque nouvelle nous entraine à différentes époques de l'Histoire humaine. L'auteur semble s'être très bien documenté car les descriptions, des lieux ou des vêtements par exemple, sont très détaillées, mais sans être lassant.  Les récits sont rythmés, avec de l'action et le suspens omni-présent de savoir si Manse va réussir sa mission, officielle ou non, sans modifier le cours de l'Histoire. Car dans chaque nouvelle il y a une réflexion sur les risques de modifier le passé, sur les actes de Manse ou ses collègues, et leurs conséquences sur l'Histoire.

Certains trouveront peut être que cela a un peu vieilli, car ces nouvelles ont été écrites entre 1955 et 1975. Il est vrai que parfois le paralyseur sonique ou la description de leur machine à voyager dans le temps peut faire sourire, mais cela ne m'a pas géné. J'ai même plutôt trouvé cela charmant. Et le fait que l'auteur ne rentre pas dans les détails techniques contribue au rythme de la narration.
Ce qui m'a géné c'est plutôt le fait que les récits étant des nouvelles, ils sont courts. Du coup, bien que chaque nouvelle suive le même personnage, l'auteur ne peut créer une situation très complexe, et l'énigme est finalement vite résolue.
Impression :

Auteur : Poul Anderson
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : Science Fiction
Parution : octobre 2007
Parution originale : entre 1955 et 1975
Format : poche
Pages : 286

On en parle sur le web :
sur le blog d'efelle
sur ActuSF
chez le Cafard Cosmique
chez nooSFere
sur Yozone
sur Wikipedia