samedi 13 mars 2010

Planètes - Makoto Yukimura


Mot de l'auteur sur le premier tome :
"Deux siècles avant J.C. a été écrite une oeuvre intitulée "Enanji". On y découvre un détail très intéressant : le temps, passé, présent et à venir, se dit "Chû". L'immensité se dit "U". Voilà donc l'origine du mot japonais "Uchû", l'Espace qui s'étend à l'infini, où la notion même de temps disparaît. La Terre, les humains et notre atmosphère n'en sont qu'une infime partie. Il serait trop triste de penser que l'infini se limite au monde des humains. C'est un peu pour faire passer ce message que j'ai écrit Planètes." Makoto Yukimira

Mon avis :
Voici un série de quatre mangas que l'on m'a recommandé pour qui aime la science-fiction. Cette série est presque épuisée et l'on ne trouve plus que les tomes 2 et 4 en neuf. Par bonheur j'ai pu trouver toute la série à la bibliothèque de ma commune.

Dans le premier tome, chaque chapitre traite d'un sujet relatif à la vie des hommes dans l'espace. Le premier chapitre parle des débris que les humains laissent en orbite autour de la terre. Le deuxième parle de l'influence de la vie dans l'espace sur la physiologie humaine. Etc ... Et tout au long de ces chapitres, on en apprend plus sur les personnages principaux, Yuri, Fee et Hachimaki.

Dans le deuxième tome on découvre Tanabe, mais on suit plus particulièrement Hachimaki et les efforts qu'il fait pour faire évoluer sa carrière d'astronaute. J'ai trouvé ce tome un peu longuet. Il a moins de rythme et de variété que le premier. Mais on en apprend plus sur Hachimaki, ses craintes, ses doutes mais aussi ses rêves et ses espoirs. Il y a aussi parfois un peu plus de suspens avec un autre thème de ce tome, le terrorisme engendré par ceux qui sont contre l'exploration spatiale, "les protecteurs de l'espace".


Dans le troisième tome, on continue à suivre la formation d'Hachimaki et on en apprend plus sur le passé de Tanabe. Ce tome soulève une réflexion sur les sentiments que les gens ont entre eux et plus particulèrement l'amour. Là encore j'ai trouvé ce tome un peu longuet.

Enfin dans le dernier tome on perd un peu de vu Hachimaki et l'on suit plutôt Tanabe ou Fee. Mais la série se conclue quand même sur Hachimaki.

J'ai bien aimé cette série mais je ne m'attendais pas à cela. Je pensais qu'elle traiterait plus exclusivement de l'exploration spatiale et de voyages dans l'Espace. En fait elle traite plutôt de la vie dans l'espace en général et plusieurs thèmes sont abordés comme le terrorisme de l'Espace, l'angoisse et la solitude que ressentent ceux qui vivent dans l'Espace, ou l'utilisation même de l'Espace avec l'accaparation des ressources ou la pollution des débris spatiaux.
J'ai cependant trouvé ce manga est très réaliste. L'histoire se passe en 2075 et l'on pourrait facilement croire que nous allons rencontrer tout ces problèmes dans une soixantaine d'années. Le but de ce manga est probablement d'ailleurs de suciter des réflexions et non de faire rêver sur les voyages dans l'Espace comme je l'avais pensé avant de le lire.

Les dessins sont abolument superbes et certaines pages en couleurs, à la séparation des chapitres, relèvent encore le niveau et ressemblent plus à des tableaux qu'à des cases de manga. En voici deux exemples :




Mais les dessins en noir et blanc ne sont pas en restes :


Le style du mangaka change au fur et à mesure des tomes. Probablement parce qu'il a écrit cette série entre 2001 et 2004 et que c'est sa première série. En 2005 il a attaqué un nouvelle série toujours en cours, Vinland Saga. J'ai lu le premier tome et je vous en parlerai prochainement.

Pour conclure sur Planètes, malgré quelques longueurs, j'ai passé un bon moment de lecture. Mais heureusement que c'est un manga et que donc cela se lit quand même relativement vite et qu'il y a l'attrait de beaux graphismes, car je n'aurais probablement pas supporté de lire cette histoire sous forme de roman.

Impression :

Auteur : Makoto Yukimura
Editeur : Marvel Panini France
Collection : Manga Seinen

Tome 1 :
Parution : janvier 2004
Pages : 230
Tome 2 :
Parution : janvier 2005
Pages : 246
Tome 3 :
Parution : janvier 2005
Pages : 222
Tome 4 :
Parution : février 2005
Pages : 300

Dracula - Bram Stoker

image trouvée sur
le site nooSFere
.

Mon avis :
Bon j'ai pris du retard sur mes chroniques, et ça fait déjà quelques semaines que j'ai fini Dracula, mais je vais quand même en dire quelques mots.

Tout d'abord une petite histoire: Par hasard j'ai lu la version ebook gratuite que l'on peut trouver sur le net, et j'ai réalisé que le texte n'était pas identique à la version que j'ai lu. Une petite explication s'impose. J'ai acheté ce livre d'occasion, et j'ai choisi cette édition car je l'ai trouvé jolie, façon livres anciens, et je l'ai trouvée très bien adaptée à Dracula. Ce livre a été édité à Genève par les éditions Famots en 1974 dans la collection Les Chefs-d'Œuvre du Mystère et du Fantastique. Elle contient quelques illustrations de Claude Selva, comme celle-ci :


Mais malheureusement ce livre n'est pas une version intégrale mais une version adaptée par Jean Arbuleau. J'espère que cela n'aura pas trop altéré le texte.

Après avoir lu quelques livres sur les vampires comme le premier tome d'Anita Blake, les Twilight ou le premier tome de Mercy Thompson, j'ai voulu retourner aux origines et lire Dracula.
On y retrouve les légendes populaires sur tout ce que redoute un vampire comme l'ail, les croix, tout ce qui est bénni, etc ..., où il dort, et comment le tuer en lui plantant un pieux dans le coeur. On revient au source après la bit-lit actuelle, où les vampires peuvent sortir le jour ou se nourrissent du sang d'animal.

Certains parties m'ont accrochée, d'autres m'ont plutôt ennuyée. C'est très inégal.
Cela manque parfois de rythme. Mais il faut dire que ce n'est pas vraiment un roman d'action mais plutôt un roman qui retranscrit une atmosphère. Ce livre a été écrit à la fin du XIXe siècle et on retrouve bien la façon de parler de l'époque, la façon d'écrire, les vêtements ou le côté romantique des relations hommes-femmes. Tout ceci nous immerge bien dans l'histoire. Le peu de connaissance en médecine de l'époque donne aussi à cette histoire un certain charme. Et bien sur on retrouve l'ambiance sombre et envoutante liée aux vampires.

Ce livre est un roman épistolaire constitué de lettres, de télégrammes, de coupures de journaux et surtout, des journaux intimes des principaux personnages qui, à tour de rôle, racontent des passages de cette aventure. Cela donne des points de vu différents. Hormis Dracula, il n'y a que sept personnages principaux et on les découvre petit à petit au travers de leur journal intime.

J'ai trouvé la fin un peu bâclé. Alors que certains parties du livre trainaient en longueur, là en quelques pages l'histoire est réglée. Dommage, la fin aurait pu donner lieu à plus de suspens. Pour moi l'équilibre de l'histoire est mal dosée. Mais je suis contente d'avoir lu ce livre. D'une part car cela faisait longtemps que j'en entendais parler et que l'on me le conseillait, mais surtout pour l'ambiance de l'époque.

Impression :

Auteur : Bram Stoker (1847-1912 - Irlande)
Editeur : Editions Famot (Genève)
Collection : Chefs-d'œuvre du mystère et du fantastique
Parution : 1974
Titre original : Dracula
Parution originale : 1897
Format : Relié
Pages : 340

On en parle sur le web :
Mes lectures de l'imaginaire (Olya)

samedi 27 février 2010

La Route - Cormac McCarthy

Quatrième de couverture :
L'apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d'objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d'une humanité retournée à la barbarie. Cormac McCarthy raconte leur odyssée dans ce récit dépouillé à l'extrême. Prix Pulitzer 2007, La Route s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires aux États-Unis.

Mon avis :
J'ai lu La route pour la lecture commune de février 2010 sur le Cercle d'Atuan et j'étais ravie quand ce livre fut choisi, car j'ai loupé le film au cinéma.

Le style qu'a utilisé Cormac McCarthy pour ce livre est vraiment très particulier. Au début j'ai même parfois eu du mal à le lire. Pour moi c'est un livre à lire calmement chez soit, et pas dans les transport en commun :) Pour être honnête au début je me suis même dit, "Oula, un livre qui a eu un prix Pulitzer, c'est pas pour moi". Et pourtant l'histoire m'a vraiment accrochée et j'avais envie d'en savoir plus. Au début on découvre deux personnages et je me suis posée pleins de questions : "que s'est-il passé pour en arriver là ?", "quand est-ce arrivé ?", "pourquoi sont-ils tous seul et où sont les autres ?", "comment arrivent-ils à survivre ?".

C'est le premier livre post-apocalyptique que je lis, et l'ambiance, la survie de tous les jours, ont contribué à me faire rentrer dans cette histoire et à suivre ces deux personnages sur La Route. Pour vous donner une petite idée de l'ambiance, voici une citation tirée du livre :
"Puis ils repartirent une fois de plus sur la route, voûtés et encapuchonnés et frissonnant dans leurs guenilles comme des moines mendiants partis quémander leur pitance."

Le style de l'auteur a une force indéniable. Son style est parfois presque poétique mais il est surtout percutant, comme par exemple : "La peau du petit était de la couleur d'une bougie et presque transparente".

Finalement j'aime bien le style épuré de McCarthy. Les dialogues sont courts, incisifs. Son style simple et dépouillé, illustre bien le semblant de vie qu'il reste à l'homme et l'enfant.

L'enfant mentionne souvent "les gentils". Au cours du livre on comprend que l’homme et l’enfant ne veulent pas seulement survivre, ils veulent rester "des gentils", ils veulent rester humains et ne pas devenir comme les montres qu'ils croisent sur leur chemin.

J'ai trouvé le début du livre un peu monotone, ils marchent, ils bivouaquent, ils marchent, ils bivouaquent. Puis cela devient très prenant. C'est plus varié qu'au début. Il y a du suspens, de la tension, des rebondissements. Et malgré parfois quelques répétitions, ce livre m'a vraiment tenu en halène jusqu'à la fin.

Impression :

Auteur : Cormac McCarthy (1933 - Etats-Unis)
Editeur : Editions de l'Olivier
Parution : février 2008
Titre original : The Road
Parution originale : 2006
Format : grand format
Pages : 245

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Acr0 Tigger LillyArutha
Julien Zahlya Tortoise
Olya Vert
El Jc Kactusss

dimanche 21 février 2010

Mercy Thompson, tome 1 : L'appel de la lune - Patricia Briggs

Quatrième de couverture :
" Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. Mais moi, je ne suis pas tout à fait humaine. " En effet, Mercy Thompson n'est pas une fille des plus banales. Mécanicienne dans le Montana, c'est une dure à cuire qui n'hésite pas à mettre les mains dans le cambouis et à sortir les griffes quand le danger frappe à sa porte. Mais ce n'est pas tout : son voisin très sexy est le chef de meute d'une bande de loups-garous, le minibus qu'elle bricole en ce moment appartient à un vampire, et la vieille dame très digne qui lui rend visite vient jeter des sorts sur son garage. Au cœur de ce monde des créatures de la nuit, Mercy se trouve mêlée à une délicate affaire de meurtre et d'enlèvement...

Mon avis :
Voici donc mon premier livre du The Big Challenge Livraddict 2010.

Après avoir lu le premier tome d'Anita Blake et les quatres tomes de Twilight, c'est la troisième série de Bit-Lit que je commence. Ce qui est sur c'est que ce premier tome des Mercy Thompson est quand même plus adulte que Twilight.

Au début du roman, j'ai littéralement été happée. La présentation des personnages est bien intégrée à l'histoire et l'on découvre petit à petit l'héroïne et ses voisins. Puis l'intrigue se met en place et l'auteur nous envoie sur de fausses pistes. Dans le deuxième tiers du livre, c'est toujours intéressant car on n'en apprend plus sur Mercy, mais j'ai trouvé que le rythme ralentissait et j'ai commencé à me lasser. Puis l'intrigue repart et le final est très prenant avec pas mal d'action et de rebondissements.

Tout au long du livre, les bagarres sont plutôt bien décrites. Par contre parfois, lors des dialogues, on se demande qui parle.

L'auteur a créé un monde imaginaire situé de nos jours mais avec des vampires, des loup-garous, et autres créatures imaginaires. Seulement l'existence de certains est connue des hommes.

Ce livre contient tout ce qu'il faut, des personnages attachant, et il y en a pour tout les gouts, une intrigue légèrement policière et de l'action. Mais pourtant ce n'est pas le coup de foudre. J'ai trouvé ce livre sympa, mais j'ai été un peu déçue. Peut être que j'avais lu trop de critiques élogieuses et je m'attendais à quelque chose de trop bien. Mais j'ai quand même passé un bon moment de détente et je lirai le tome 2 pour connaître la suite des aventures de Mercy Thompson.


Impression :

Auteur : Patricia Briggs (1965 - Etats-Unis)
Editeur : Milady
Parution : novembre 2008
Titre original : Moon call
Parution originale : 2006
Format : poche
Pages : 374

samedi 13 février 2010

L'homme dans le labyrinthe - Robert Silverberg

Quatrième de couverture :
" Muller vivait depuis neuf ans dans le labyrinthe. Maintenant, il le connaissait bien. Il savait ses pièges, ses méandres, ses embranchements trompeurs, ses trappes mortelles. Depuis le temps, il avait fini par se familiariser avec cet édifice de la dimension d'une ville, sinon avec la situation qui l'avait conduit à y chercher refuge. "
Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d'une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l'y rejoindre par la suite avaient été massacrés.
Aujourd'hui, Ned Rawlins a reçu l'ordre de ramener Muller sur la terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l'a impitoyablement chassé...

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune de janvier 2010 sur le Cercle d'Atuan.

Le livre démarre sur les chapeaux de roue, et ce que j'ai bien aimé c'est que le premier chapitre correspond grosso modo au quatrième de couverture. Donc à la fin de ce chapitre il nous reste encore tout à découvrir. Je dis ça par rapport à certains livres dont le quatrième de couverture représente un tiers du livre, voir plus.

Ce n'est pas du grand space opéra avec des supers vaisseaux qui vont sur de multiples planètes très éloignées, mais j'ai trouvé que ce livre, bien que de la science-fiction, avait un côté réaliste, proche de nous.

C'est le premier Silverberg que je lis et j'aime bien son style. Les descriptions sont claires et bien imagées. Certains lieux sont oppressants, d'autres font rêver et donnent une bouffée d'oxygène.
On découvre petit à petit les personnages. L'auteur nous donne quelques informations, mais pas trop, il nous laisse encore dans le doute. Il y a parfois des flashback bien amenés qui nous permettent de mieux connaître le passé des personnages principaux. Pourtant je n'ai pas réussi à m'attacher à ces personnages.

Au début j'ai beaucoup aimé, la découverte des personnages, du labyrinthe, de la période futuriste de notre planète. Puis petit à petit, je me suis lassée. Vers le milieu du livre cela devient un peu répétitif. Puis cela repart bien avec un peu plus d'action, et le suspens monte petit à petit. Plus on s'approche de la fin, plus cela s'accélère. Cela s'accélère presque trop car je n'ai pas trop aimé la fin, beaucoup trop rapide à mon gout. C'est ce qui m'a laissé un sentiment mitigé sur ce livre. En plus  je ne m'attendais pas du tout à cela. Je pensais qu'il y aurait un peu plus d'action, par exemple pour l'entrée et la découverte du labyrinthe, un peu plus de suspens, de risques pour l'équipe qui doit récupérer Muller. Finalement c'est plutôt un livre sur la nature humaine.

Mais en réfléchissant mieux à mes impression tout au long de ma lecture, je me suis rendu compte que finalement j'ai quand même passé un bon moment.

Impression :

Auteur : Robert Silverberg (1935 - Etats-Unis)
Editeur : J'ai Lu
Collection : Science Fiction
Parution : mai 2009
Titre original :The man in the maze
Parution originale : 1969
Format : poche
Pages : 307

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Daenerys
El Jc
Vert 
Tigger Lilly
Julien

dimanche 7 février 2010

Diplomée

Voici un magnifique diplôme qui m'a très gentiment été attribué par Arutha. Un grand merci à toi, cela me touche vraiment beaucoup.

Je sais que cela va tourner en boucle, donc ce n'est pas pour continuer la chaine, c'est juste pour exprimer mon amitié sincère à ces amis bloggueurs :
El JcVert, Olya, Tigger Lilly, Arutha, Tortoise, Heclea
Comme mes petits camarades, je me suis limitée à 7, sinon la liste serait longue.

dimanche 24 janvier 2010

Coeur d'encre - Cornelia Funke

Quatrième de couverture :
" C'est alors qu'elle le vit. La nuit pâlissait sous la pluie et l'inconnu n'était guère plus qu'une ombre. Seul son visage, tourné vers la maison, était éclairé. " Qui est cet inconnu au nom de Doigt de poussière ? Qui est Capricorne ? Et qui est Langue magique ? Meggie ira chercher les réponses dans un vieux village d'Italie et entre les pages d'un mystérieux livre. Un roman qui mélange habilement réalisme, fantastique, et suspense, écrit par la plus célèbre des romancières allemandes.

Mon avis :
J'avais vu la bande annonce de Coeur d'encre et je pensais aller le voir au cinéma. Et puis la distribution ayant été réduite, il n'était pas dans l'UGC prêt de chez moi et finalement je ne l'ai pas vu. C'est cependant grâce à la sortie du film que j'ai découvert que cette histoire était avant tout un livre écrit pas une auteure allemande, Cornelia Funke. Je pensais le lire un jour et puis ce livre a été choisi pour le bookclub de janvier sur Livraddict. J'ai donc sauté sur l'occasion.

Le thème de ce bookclub était les livres qui parlent de livres. Le moins que l'on puisse dire c'est que les livres sont au coeur de Coeur d'encre.
J'ai trouvé l'idée principale de ce livre très originale et c'est ce qui m'a plu dans cette histoire. Mais je n'en dirai pas plus pour ne pas spoiler. Si vous voulez savoir, sélectionner le texte suivant : " J'ai trouvé l'idée de pouvoir faire sortir des personnages d'un livre très originale. Imaginé le dépaysement de personnages qui sortent d'un livre de fantasy pour se retrouver dans notre monde moderne."

Le début est assez prenant avec l'arrivée de Doigt de Poussière puis j'ai trouvé que cela trainait en longueur dans le deuxième quart du livre, jusqu'à certaines révélations au milieu du livre, qui relancent l'histoire. Ensuite  le rythme s'accélère et j'ai bien accroché jusqu'à la fin.

L'intrigue est sympa, surtout vers la fin où l'on se demande ce que vont faire certains personnages. Les personnages se croisent, les plans d'action se chevauchent et l'on se demande qui sait quoi sur qui, qui connait qui.

Je n'ai pas trop accroché avec les personnages principaux, mais plutôt avec certains personnages secondaires comme Elinor ou Farid.

J'ai vu le film le lendemain d'avoir fini le livre, donc forcement j'ai passé le film à voir les différences avec le livre. Et pour moi il y en a trop. Non seulement l'ordre des évènements change, mais les personnages ne sont pas représentatifs du livre. Les méchants font très caricaturés, et ne font même pas peur. Et bien évidemment que dire de la fin qui change. Je préfère largement celle du livre. Bref vous l'aurez compris, je n'ai pas trop aimé cette adaptation.

Par contre j'ai quand même bien aimé ce livre, je lirai probablement la suite pour savoir ce qui arrive à certains personnages pour lesquels nous n'avons pas les réponses à la fin de Coeur d'Encre, mais pas tout de suite.

Impression :

Auteur :  Cornelia Funke (1958 - Allemagne)
Editeur : Hachette Jeunesse
Collection : Le Livre de Poche Jeunesse
Parution : août 2006
Titre original : Tintenherz
Parution originale : September 2003
Format : poche
Pages :765

ATTENTION en lisant les commentaires, il y a quelques spoilers  :)