dimanche 10 octobre 2010

Le goût de l'immortalité - Catherine Dufour

Quatrième de couverture :
Mandchourie, en l'an 2213 : la ville de Ha Rebin dresse des tours de huit kilomètres de haut dans un ciel jaune de pollution. Dans les caves grouille la multitude des damnés de la société, les suburbains. Une maladie qu'on croyait éradiquée réapparaît. Cmatic est chargé par une transnationale d'enquêter sur trois cas. Une adolescente étrange le conduira à travers l'enfer d'un monde déliquescent, vers ce qui pourrait être un rêve d'immortalité. Mais vaut-il la peine d'être immortel sur une Terre en perdition ? Un roman étrange et puissant qui a collectionné les distinctions littéraires : Prix Rosny Aîné 2005, Bob Morane 2006, Grand Prix de l'Imaginaire 2007, Prix du lundi de la SF française 2007.

Mon avis :
J'ai lu ce livre pour la lecture commune de septembre sur le cercle d'Atuan.
C'est la première fois que je mets une note de 0/5 à un livre que je chronique sur mon blog, mais malheureusement je n'ai pas du tout aimé ce livre. Je n'ai d'ailleurs même pas réussi à le finir et j'ai abandonné après 3 ou 4 chapitres. Je savais que ce livre était particulier. Les opinions que j'avais lu étaient assez tranchées, soit vous adoriez, soit vous détestiez. J'ai quand même voulu tenter l'aventure pour me faire ma propre opinion. Malheureusement je fais plutôt partie de ceux qui ne l'aime pas. En fait j'ai eu beaucoup de mal avec le style et l'histoire ne m'intéressait pas assez pour me forcer à passer outre. Au début je lisais plus par curiosité que par plaisir. J'étais intriguée de voir où l'auteur allait nous mener. Mais très vite je me suis ennuyée. L'histoire ne progressait pas assez vite à mon goût. Je ne sais pas d'ailleurs s'il y a vraiment une histoire, je ne suis pas allée assez loin. Le début est plutôt la retranscription d'une atmosphère assez noire. Mais ma lecture était trop laborieuse et j'ai donc fini par baisser les bras.
Je ne dis pas que je ne tenterai pas une nouvelle fois l'aventure. Après tout Arutha a détesté à sa première lecture et a adoré à sa seconde lecture. Et mes autres collègues du Cercle d'Atuan on l'air de l'avoir bien apprécié. Mais j'ai juste plein d'autres livres à lire avec lesquels je pense prendre plus de plaisir.

Impression :

Auteur : Catherine Dufour (1966 - France)
Editeur : Le Livre de Poche
Collection : Science Fiction
Parution : septembre 2007
Format : poche
Pages : 317

Commentaires des membres du Cercle d'Atuan :
Acr0
El Jc
Ryuuchan
ShayaTigger LillyTortoise
Vert

samedi 9 octobre 2010

Challenge Chefs d'oeuvre de la SFFF


Et voilà, aussitôt un challenge fini, je m'inscris à un autre. Mais faut dire que celui-ci n'a pas de limite de temps, donc c'est déjà plus raisonnable.

Je vais donc participer au challenge Chefs d'œuvre de la SFFF organisé par Bulle de Neige en version Michael Moorcock. Cela veut dire qu'il faudra que je lise 10 livres au choix parmi tous ceux proposés dans une liste de 100 chef d'oeuvres SFFF représentés par 199 livres. Vous pouvez trouver cette liste en PDF sur son blog Bulle de livre.


Pour l'instant je n'ai lu que 7 livres parmi ces 199 livres :
  • A la poursuite des Slans de Alfred Van Vogt [1946]
  • Les Robots [1950]
  • Oms en série de Stefan Wul [1957]
  • Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes [1959]
  • La Stratégie Ender [1985]
  • Cristal qui songe de Theodore Sturgeon [1950]
  • Des milliards de tapis de cheveux d’Andreas Eschbach [1995]
Et parmi tous ceux proposés il y en a 20 que je souhaite lire et que j'ai dans ma PAL. J'arriverai bien à en lire 10 parmi ceux là :
  • Le meilleur des mondes de Aldous Huxley [1932]
  • Les Robots d’Isaac Asimov [1950]
  •       - Un défilé de robots       - Les Cavernes d'acier       - Face aux feux du soleil       - Les Robots de l'aube       - Les Robots et l'empire
  • Demain les chiens de Clifford D. Simak [1952]
  • Fahrenheit 451 de Ray Bradbury [1953]
  • Dune de Frank Herbert [1965]
  • Les monades urbaines de Robert Silverberg [1971]
  • la suite de La stratégie Ender, cycle d’Orson Scott Card [1985]
  •       - La Voix des morts       - Xénocide
  • Les plus qu’humains de Theodore Sturgeon [1953]
  • Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien [1954-1955]
  •       - La Communauté de l'anneau       - Les Deux tours       - Le Retour du roi
  • Terremer, cycle d’Ursula K. Le Guin [1968-2001]
  •       - Terremer       - Tehanu
  • Le Château de Lord Valentin de Robert Silverberg [1980]
  • Le Septième fils d’Orson S. Card [1985]
Ceux là aussi m'intéressent mais je ne les ai pas dans ma PAL.
  • Ravage de René Barjavel [1943]
  • 1984 de George Orwell [1949]
  • Les chroniques martiennes de Ray Bradbury [1953]
  • Le Cycle de Tschaï de Jack Vance [1968-1970]
Voilà le programme.
Merci Bulle de Neige pour l'organisation de ce challenge, on va se régaler

EDIT : billet récapitulatif ICI

Challenge Summer Star Wars

Et bien voilà, l'été est fini et ce challenge aussi. Avec un peu de retard, c'est l'occasion pour moi de faire un petit bilan de mon premier challenge fini. J'aime beaucoup le Space Opera, mais je n'ai malheureusement trouvé le temps que d'en lire deux à l'occasion de ce challenge. Et en plus ce n'est pas celui que j'avais prévu, vu qu'au départ je pensais lire Les loups des étoiles. Mais bon, c'est mieux que rien, surtout que Le vieil homme et la guerre fut pour moi un coup de coeur. Alors voici les 2 space-opera que j'ai lu :

Ce n'est rien à côté des 20 space-opera lus par Guillaume44 ou les 13 lus par Efelle. Nous étions 27 à participer à ce challenge pour un total de 119 chroniques. Pour plus de détails, vous pouvez aller sur le billet récapitulatif écrit par Lhisbei sur son blog RSF Blog.

Un grand merci à Mr Lhisbei pour avoir inventé ce challenge et à Lhisbei pour son organisation. D'après ses dires, ils planchent sur un challenge hivernal. Ca nous ferait presque attendre l'hivers avec impatience.

vendredi 8 octobre 2010

Spin - Robert Charles Wilson

Quatrième de couverture :
La vie de Tyler Dupree est inextricablement liée à celle des jumeaux Lawton, Diane et Jason. Ils étaient ensemble la nuit où la terre a été coupée du reste de l'univers par une mystérieuse barrière opaque à l'extérieur de laquelle le temps s'écoule des millions de fois plus vite. Il ne reste donc plus que quelques décennies avant que le soleil ne transforme la Terre en une boule de feu, exterminant ainsi l'humanité. Jason n'a alors plus qu'un but dans la vie : comprendre pourquoi et par qui la barrière a été installée.
Spin est une romans de science-fiction vertigineux qui réussi le pari de nous transporter dans un furut lointain qui reste familier. Une réussite courronée aux Etats-Unis par la plus haute distiction de la science-fiction, le prix Hugo, et en France par le Grand Prix de l'Imaginaire.

Mon avis :
J'ai lu ce livre dans le cadre d'une lecture commune organisée par Julien, le Naufragé Volontaire.
Comme le titre l'indique, ce livre raconte l'histoire du Spin au travers les années. On suit les aventures de la Terre en suivant les aventures de Tyler Dupree et de ses amis Jason et Diane. Alors qu'ils ont environ 13 ans, la terre est entourée par le Spin. Qui l'a créé et pourquoi ? Quel est l'avenir de la Terre ?

Le début est passionnant. En général j'aime beaucoup les histoires de ce style où il se passe un évènement sur Terre qui change tout, car j'aime voir comment les humains réagissent. Le début correspond à ce genre d'histoire et m'a donc bien accroché. Suivre ces trois personnages sur plusieurs années, nous donne un échantillon des réactions de l'humanité face au Spin.

Le récit alterne entre la période de l'apparition du Spin et une période dans le "futur". Cette façon de faire de l'auteur a attisé m'a curiosité. On se demande comment les personnages en sont arrivés aux évènements contés dans le "futur", et on veut savoir si et comment les deux périodes de temps vont se rejoindre.

Mais arrivée à peu près à la moitié du livre, j'ai commencé à trouver le temps long. Je crois que pour moi l'auteur donne trop de détail. Genre un soir un couple mange chez eux et on sait qu'ils ont mangé des pâtes puis fait la vaisselle, ou quelque chose comme ça. Cette énumération de faits rend l'histoire très réaliste, mais pour moi rallonge inutilement ce livre.
En plus à mon goût l'auteur s'attache trop à la psychologie des personnages, et il n'y a pas assez d'aventure. Je m'attendais probablement à un peu plus de voyages spatiaux. Mais j'imagine qu'au contraire de moi, ce côté humain peut plaire à d'autres lecteurs.

En fait la lecture de ce livre fut pour moi de vraies montagnes russes. Par moment je me suis régalée, par moment je me suis ennuyée. Mais le mystère du Spin m'a tout de même intrigué jusqu'à la fin. Une fin qui cependant n'explique pas tout et laisse une porte ouverte pour la suite, Axis. Il faudra que j'essaie de le lire mais ce ne sera pas dans mes priorités.

Impression :

Auteur : Robert Charles Wilson (1953 - Etats-Unis naturalisé Canadien)
Editeur : Editions Gallimard
Collection : Folio SF
Parution : janvier 2010
Titre original : Spin
Parution originale : 2005
Format : poche
Pages : 608


On en parle sur le web :
Lecture Commune partagée avec :
LelfTaliesin
Miss Spooky MuffinJulien

jeudi 19 août 2010

Défi Robert Heinlein

Et bien voilà, j'avais dit que le Challenge Re-reading Harry Potter serait mon dernier, du moins pour quelques temps, mais finalement je n'ai pas résisté bien longtemps et je vais m'inscrire à mon 6ème challenge. Il s'agit du défi organisé par Le traqueur Stellaire : Le défi Robert Heinlein. Pour l'instant je vais choisir le niveau Space Cadet, probablement avec Révolte sur la Lune qui me tente depuis quelques temps. Je verrai plus tard si je passe au niveau Time enough for Heinlein.

dimanche 15 août 2010

Star Trek - Spock doit mourrir - James Blish


Quatrième de couverture :
Les Klingons attaquent ! Et les êtres mystérieux qui vivent sur Organia les laissent faire... Heureusement, l'ingénieur Scott n'est jamais à court d'idées : il envoie une réplique de Spock sur la planère envahie. Mais rien n'est simple, et Jim Kirk se retrouve face à face avec DEUX Spock !
Lequel est le bon ?
Lequel doit mourir ?

Mon avis :
Cela faisait un sacré bout de temps que je n'avais pas lu de roman de Star Trek. Et je dois dire que cela me manquait.

Tout d'abord, un petit historique :
James Blish était connu dans l'univers de Star Trek pour ses novélisations d'épisodes. Pendant une décennie, de 1967 à 1977, il écrivit 12 recueils contenant en moyenne 7 à 8 novélisations d'épisode. Lorsqu'il a écrit Spock doit mourir c'était le premier roman original écrit pour la franchise Star Trek. L'histoire de Spock doit mourir fait suite à l'épisode Errand of Mercy que James Blish avait novélisé pour le recueil Star Trek 2 en 1968. Errand of Mercy, traduit en français Les Arbitres du cosmos, est l'épisode 27 de la saison 1 (et oui à l'époque les saisons faisaient 29 episodes) et fut diffusé aux Etats-Unis en 1967. Cet épisode se passe en 2267 sur la paisible planète Organia, la seule planète de classe M dans une zone que se disputent la Fédération et l'Empire Klingon. Kirk et l'Enterprise sont envoyés sur cette planète pour prévenir les organiens d'une possible invasion des Klingons. C'est d'ailleurs dans cet épisode que les Klingons sont apparus pour la première fois à l'écran.
Spock doit mourir se passe quelques mois plus tard, fin 2267 à début 2268.


Comme je le disais plus haut, ce roman est le premier, mais cela se sent. Il est un peu trop calqué sur un épisode. Deux ou trois chapitres pour situer le problème, les classiques inventions et miracles de Scotty, McCoy et ses états d'âme face au téléporteur, Sulu qui fait des miracles au pilotage et Uhura en déesse des communications. Bref par rapport à un roman de Star Trek écrit ces dix dernières années, on voit la différence. L'histoire n'est pas très originale : la duplication par le téléporteur avait déjà été vu dans The Enemy Within (en francais L'Imposteur) (saison 1 épisode 5). Et puis il y a des phrases comme "Je suis médecin, pas sorcier", qui est une copie conforme de la fameuse réplique "Je suis un docteur, pas un maçon !" de l'épisode The Devil in the Dark (Les Mines de Horta) (saison 1 épisode 26). Bref tout cela est très classique et malheureusement pas très original.

Mais en tant que fan, j'ai quand même passé un bon moment à retrouver le trio Kirk, Spock et McCoy et leurs discussions qui ont fait une des forces de la série. Il y a aussi la petite énigme pour savoir lequel est le vrai Spock qui assez plaisante. Des fois on se dit "c'est lui", puis on se dit, "non c'est trop évident, l'auteur cherche à me piéger". Bref sans être palpitant, c'est amusant. Les discussions entre les 2 Spock sont aussi assez jubilatoires pour quelqu'un comme moi qui est fan de Spock. J'ai bien aimé aussi les allusions aux autres épisodes comme par exemple l'allusion à Amok Time (Le Mal du pays) avec le Pon Farr de Spock. C'est quelque chose que j'apprécie dans un roman Star Trek, ca créé un tout, un univers qui nous est familié, que l'on apprécie, et on a l'impression de connaitre les personnages comme si c'était nos amis depuis toujours.
A la manière d'un épisode, chaque chapitre commence par un journal de bord du capitaine, et j'ai bien aimé, cela re-situe bien l'histoire

Ce n'est surement pas un des romans Star Trek les plus notables, mais j'ai quand même passé un bon moment de fan, et il faut quand même être indulgent en se re-situant dans le contexte et en se rappelant que c'était le premier.

Impression :

Auteur : James Blish (1921-1975 - Etats-Unis)
Editeur : Fleuve Noir
Parution : février 1993
Titre original : Spock Must Die
Parution originale : 1970
Format : poche
Pages : 181

On en parle sur le web :
La vallée des grenouilles séchées (blog de The Bursar)
Chez l'aventurier des rêves

dimanche 1 août 2010

Viktoria 91 - Pierre Pevel

Quatrième de couverture :
Londres, 1891.
Un tueur rôde dans le quartier de Whitechapel.
A la lueur blafarde d'un réverbère gît un bobby, le crâne défoncé... C'est un androïde que de braves londoniens s'apprêtent déjà à démonter !
Reporter impétueux, Norman Latimer se lance dans une enquête délicate : quel rôle jour la mystérieuse Lady Audrey Burton ? Pourquoi se confie-t-elle à lui ? Craindrait-elle de faire appel à Scotland Yard ?
Latimer est perplexe. Il se trouve confronté à d'étranges phénomènes. Heureusement son vieil ami, l'inspecteur Doty et Kate Harbuck, la prostitue au grand coeur, vont lui venir en aide, chacun à sa façon.
Dans ce monde singulier, où les fiacres conduits par des cochers-robots sont attelés à des chevaux mécaniques, la tenacité de Doty et de Latimer sera mise à rude épreuve !

Mon avis :
De Pierre Pevel, je n'ai finalement lu que Les lames du cardinal, mais ce fut un de mes coups de coeur de la fin d'année 2009. Grace à Olya, qui est une grande fan de Pierre Pevel, j'ai découvert Viktoria 91, dont je n'avais absolument jamais entendu parlé. Pour tout vous avouer, en plus d'avoir été écrit pas Pierre Pevel, c'est le côté court du roman qui m'a attiré. Cela fait du bien parfois de se plonger dans une histoire et d'avoir le dénouement en quelques heures. D'autant plus que l'auteur trouve quand même le temps de nous fait découvrir un Londres à l'époque victorienne, mais où les fiacres sont conduits par des robots et tirés par des chevaux mécaniques. Et oui ce roman est classé dans la catégorie steampunk. C'est d'ailleurs le premier roman que je lis dans ce sous-genre de la Science-Fiction. C'est peut être aussi une des raisons qui m'a fait lire ce livre. J'étais très curieuse de découvrir le steampunk. Bon ce roman n'est peut être pas le plus détailler sur les technologies spécifiques à ce genre, mais il y a quand même quelques petits détails, comme les moyens de transport que j'ai mentionné plus haut, mais il y en a d'autres que je vous laisse découvrir. Je pense d'ailleurs que ce ne sera pas le dernier roman steampunk que je lirai

Pour en revenir au livre, c'est en fait un roman policier où l'on suit l'enquête de Norman Latimer aider de son ami l'inspecteur Doty. Si vous y voyez une petite allusion à Sherlock Holmes et Watson, deux enquêteurs très connus de l'époque victorienne, sachez qu'un petit clin d'oeil leur est fait dans ce livre.
J'ai trouvé l'intrigue est bien menée, et tout au long de l'enquête, l'auteur nous donne de petits indices, par ci, par là, au travers des découvertes et de réflexions de Latimer. Mais rien ne peut vous préparer à la fin sublime de ce récit, qui explique tout, y compris le titre. Mais là, je vous laisse la découvrir.

Les termes anglais comme "Criminal Investigation Division" ou "Police constables" sont conservés avec des notes de bas de pages pour les explications. J'ai trouvé ça une excellente idée, cela renforce notre impression d'être à Londres. En plus bien sur des descriptions de l'auteur, que j'avais eu le plaisir de découvrir dans Les lames du cardinal avec le Paris de 1633. Ici Pierre Pevel nous décrit avec toujours beaucoup de réalisme, un Londres de 1891 et le quartier malfamé de Whitechapel.

Un livre que je vous recommande donc pour passer un bon petit moment de lecture, ou pour comme moi, découvrir le genre Steampunk.


Impression :

Auteur : Pierre Pevel (1968 - France)
Editeur : Imaginaires Sans Frontière
Parution : mai 2002
Pages : 186

On en parle sur le web :
OlyaElixirsMes imaginaires